| NOTRE-VIE Mars-Avril 2009 Pages 1, 2 & 4 |
|
|
La page 3
de chaque édition locale
est à voir sur le site du secteur correspondant (s'il est en ligne)
Consulter la carte |
Ce magazine est aussi disponible
pour les mal-voyants
sur cassette audio à la
Bibliothèque Sonore |
02.54.78.42.15 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Qui n’a pas été ému par des enfants à la recherche des œufs de Pâques cachés par les adultes ?
Il est vrai qu’aujourd’hui ce ne sont plus seulement des œufs en chocolat que les enfants cherchent, mais aussi des poules, des lapins , et toutes sortes de personnages issus de dessins animés .
La tradition de la chasse aux œufs demeure ; au point que des collectivités municipales ou autres l’organisent elles-mêmes.
Y a-t-il un lien entre cette tradition des œufs et la fête de Pâques que célèbrent les chrétiens ?
haut de page
Dans toute l’histoire de l’humanité, de nombreux mythes, voient dans l’œuf le germe à l’origine du monde et de la vie.
Sous nos latitudes l’œuf est aussi le symbole du printemps, du réveil de la nature de son sommeil hivernal pour une nouvelle fécondité. Certains d’entre nous se rappelleront qu’enfants de chœur, avant Pâques, ils faisaient le tour des fermes pour collecter les œufs.
L’œuf, symbole de vie a aussi servi, à représenter la Résurrection du Christ, passage de la mort à la vie de Dieu, passage du tombeau à la vie qui ne finit pas Au matin de Pâques, devant le tombeau vide, une question s’impose aux premiers témoins, ceux qui ont vécu avec Jésus : Qui cherchez-vous ? Quelle attente vous habite ? La découverte du tombeau vide, matrice d’une vie nouvelle, met ces premiers témoins en mouvement, les pousse à aller annoncer ce qu’ils ont vu ; ils passent ainsi du désespoir à l’espérance, du tombeau fermé à la pierre roulée, de la peur à l’audace ; ils relisent leur vie avec Jésus : ce qu’ils ont vu et entendu de lui qu’ils n’ont pas toujours compris, les dynamise alors et réoriente leur propre vie.
La rencontre du Ressuscité fait découvrir aux disciples, qu’ils ne sont plus esclaves de la mort ; la mort traversée par le Christ les lance sur un chemin de libération et de confiance dans Celui qui a crié à Lazare : « Sors de ton tombeau, sors Lazare "
haut de page
Au matin de Pâques, nous sommes invités à sortir nous aussi de nos tombeaux, à sortir de nos coquilles, à la suite du Christ et à oser l’aventure d’une vie nouvelle.
La peur de l’avenir, le sentiment d’insécurité, le repli sur soi, comme l’arrogance, le mépris, le rejet de la différence, la violence ne sont-ils pas aujourd’hui les tombeaux qu’il nous faut quitter pour oser la confiance et l’accueil de ce qui nous est étranger et peut-être inventer de nouvelles formes de solidarité, de partage ?
Que cherchons-nous ? Quelle attente nous habite ? Pâques aujourd’hui est une chance pour chacun d’entendre cet appel : sors dehors, sors de ta coquille pour naître à une vie qui rend libre et audacieux .
Annick Fesneau |
Pâques, le temps de l'éclosion

|
|
Les œufs de pâques dans la tradition chrétienne
|
|
De tous temps l’œuf, hors sa fonction alimentaire, a représenté le renouveau. La chrétienté en a fait tout naturellement le symbole de la vie renaissante et de la résurrection du Christ. A partir du Moyen-Age l’œuf a donné lieu à un grand nombre de coutumes. Il était interdit d’en manger pendant le carême, mais au temps de Pâques la préparation de l’omelette sous toutes ses formes donnait lieu à des réjouissances diverses, en Provence, Gascogne, dans l’Aunis, la Saintonge ou la Picardie. En Norvège ou en Pologne l’œuf peut devenir une arme ludique dans de petites batailles, en Italie ou en Allemagne il fait l’objet de jeux et, surtout, de décoration.
|
|
C’est en Europe orientale que la tradition pascale de l’œuf demeure la plus vivante. Depuis le haut Moyen-Age les Eglises orthodoxes russe, grecque, bulgare, roumaine ont gardé la coutume de bénir, au début ou à la fin de la célébration pascale, des œufs teints ou peints qui étaient ensuite offerts et distribués ou, comme en Russie, déposés sur les tombes de famille. La décoration des œufs est souvent portée, en Europe orientale, au niveau de l’œuvre d’art.
Chez les amateurs , le caractère esthétique devient prédominant, tandis que les coutumes populaires tombent en désuétude, se limitant à l’incontournable œuf en chocolat. Mais la symbolique chrétienne de la vie nouvelle et de la résurrection du Christ reste présente et forte.
Michel Pasquier
|
|
|
Etre chrétien en Palestine
Le quotidien Al-Ayam, journal de l’Autorité palestinienne, a publié le témoignage d’un journaliste musulman sur les persécutions dont sont victimes les chrétiens en Palestine : "Soyons honnêtes, les chrétiens palestiniens reçoivent de nombreux coups durs, et continuent de souffrir en silence[...] Plusieurs de mes amis chrétiens m’ont confié les souffrances endurées, les menaces, de mort parfois, proférées parce qu’ils avaient tenté de récupérer leurs terres usurpées par d’influents résidents de Bethléem. … Ce ne sont pas seulement les officiels arabes qui gardent le silence, mais les intellectuels arabes, les élites, les organisations non-gouvernementales et les dirigeants du secteur privé. : tous ces groupes observent cette folie sans précédent. » Même à Bethléem, les chrétiens fuient. En 1990, 60% de la population de cette ville était chrétienne. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à moins de 20%.
haut de page
|
|
Cathophobie israélienne
Les évêques catholiques en Terre sainte ont vivement protesté contre une émission d'une télévision israélienne privée ayant lancé des "attaques répugnantes" contre Jésus et la Vierge. « Ces attaques s’inscrivent dans un contexte plus large d'attaques continues contre les chrétiens en Israël durant des années » ajoutent ces évêques.Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, vient à son tour de réagir aux propos blasphématoires tenus par cette chaîne : "Je dénonce les propos émis durant ce programme télévisé. Si de tels propos avaient été exprimés dans un autre pays contre le judaïsme, ils auraient suscité une vague de colère...Je regrette ces propos contre les chrétiens, surtout parce qu'ils visent la communauté chrétienne en Israël. Nos relations avec le Vatican et le monde chrétien sont excellentes et il n'y a aucune raison de leur porter atteinte.
|
|
Une sœur Blésoise décorée de la Légion d'honneur
Le 16 février dernier, Soeur Marie-Thérèse Caillaud a reçu des mains de Rama Yade la Légion d'honneur : "Pour un dévouement sans faille au service des plus pauvres, pour soulager les douleurs des malades et participer au rayonnement de la France à l'extérieur" selon la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme.Soeur Marie-Thérèse Caillaud est une salésienne missionnairet originaire de Blois. Elle a maintenant 82 ans. Après avoir été longtemps en Inde, elle vit au Bénin depuis 23 ans où elle se consacre aux plus démunis. Elle a ouvert un dispensaire à Porto-Novo et un pensionnat pour fillettes orphelines.
haut de page
Environnement
Le Comité conjoint de la Conférence des Eglises européennes (KEK) et du Conseil des conférences épiscopales d’Europe(CCEE) a rappelé la nécessité de consacrer une juste attention à la Création. Les participants ont affirmé que la sollicitude envers une protection appropriée de l’environnement est étroitement liée à la sollicitude envers la justice dans le monde et rappelé la nécessaire solidarité envers les plus pauvres « premières victimes de notre activité irresponsable à l’égard de la Création » .
|
|
Comité mixte
pour le dialogue catholique-musulman .
Réuni fin février, présidé par le Cardinal Tauran et Ali Abd Al Baqi Shahaba, secrétaire général de l’Académie Al-Azhar pour la recherche islamique, ce comité , dans sa déclaration finale, affirme qu’une culture de paix « doit pénétrer tous les aspects de la vie : la formation religieuse , l’éducation, les relations interpersonnelles et l’art sous ses diverses formes » . Il insiste sur la nécessité de remettre à jour les livres scolaires afin qu’ils ne contiennent aucun texte « pouvant offenser les sentiments religieux des autres croyants » du fait « de présentations erronées des dogmes, des valeurs morales ou de l’histoire des autres religions ».
Les « p’tits déj '» de l’Ordre de Malte
Pendant le Carême, chaque année depuis 10 ans, l'Ordre de Malte France lance cette opération riche de sens et de générosité : elle implique des jeunes collégiens, des élèves du primaire, et des jeunes de divers mouvements chargés de collecter des produits alimentaires au profit de personnes démunies. Et chaque dimanche d'hiver, dans diverses régions de France, celles-ci sont conviées à venir partager un petit-déjeuner près d'une cathédrale ou d'une église. Ils y trouvent réconfort et chaleur humaine.
|
|
|
Baptême ou initiation chrétienne
Dans la nuit de Pâques, six adultes de notre diocèse seront baptisés. Ou plus exactement, recevront les sacrements de l'initiation chrétienne, qui sont au nombre de trois : baptême, confirmation et eucharistie. Voilà un vocabulaire technique, qui ne parle qu'aux initiés (justement !). Et ce n'est sans doute pas un crime, personne ne s'offusque que le rugby demande d'être initié pour pouvoir apprécier les matches du tournoi des six nations ! Mais c'est mieux de pouvoir éclairer pour tous ce que ces expressions recouvrent.
|
 |
|
|
On devient chrétien, deisciple de Jésus, par initiation
Personne ne naît chrétien. On le devient toujours. On le devient parce qu'on a été rejoint par le don de Dieu, un don qui a pu prendre mille visages différents et qu'on a appris à reconnaître, à reconnaître comme vital pour soi. Un don qui ne m'enferme pas dans un face à face amoureux, isolant du monde, mais un don qui en me constituant enfant de Dieu, me constitue obligatoirement frère ou sœur de tous les enfants de celui que Jésus appelle Père, c'est à dire de tout Homme. Ce don s'exprime dans les « sacrements de l'initiation chrétienne », ces trois signes qui font ce qu'ils disent :
haut de page
- Par le baptême, je suis plongé (c'est ce que ce mot grec de baptême signifie) dans la mort de Jésus pour vivre avec lui d'une vie nouvelle. Pour le baptisé l'évènement de la mort et de la résurrection de Jésus n'est pas un souvenir du passé que l'on aime rappeler, c'est un événement qui le concerne aujourd'hui et chaque jour : pour lui le Christ est mort, avec lui le Christ l'entraîne dans une nouveauté de vie, une vie plus forte que la mort.
- Par la confirmation, l'onction avec l'huile parfumée (le saint chrême), je suis marqué de l'Esprit Saint. Devenant chrétien, j'accueille en moi le souffle même de Dieu. C'est Dieu qui vit en moi. Alors je ne suis pas chrétien pour moi-même, mais pour être envoyé, pour être « apôtre », pour être témoin de Dieu.
- Par la participation au repas d'action de grâce (eucharistie) en mémoire du Seigneur, je suis nourri au banquet du royaume où je puise l’énergie d’Amour et d’Espérance qui me permet d’accomplir mon pèlerinage sur la terre. Mais je ne suis pas tout seul, ce n'est pas un repas au « self », chacun dans son coin ; c'est un repas communautaire qui rassemble la famille de Dieu, et qui la constitue comme famille rassemblée et nourrie par Dieu.
|
La grâce nous est donnée en notre époque que cette initiation soit fréquemment donnée à voir « en vrai », de par le bon nombre de jeunes de plus de sept ans ou d'adultes qui parcourent ce chemin qui mène à l'accueil de la vie de Dieu, qui mène à l'insertion dans l'Église, qui mène à la responsabilité de témoin de Jésus, confirmé.
Mais on baptise aussi des bébés
Oui, mais pour comprendre le baptême des bébés il faut garder en tête que le modèle, le baptême « normal » (ce qui ne veut pas dire le plus fréquent) c'est celui des adultes, indissociable de confirmation et eucharistie(1). Le baptême d'un bébé n'a de sens que lorsque des parents veulent voir cet enfant concerné comme eux par la mort et la résurrection de Jésus, veulent l'inscrire comme eux dans la communauté des chrétiens. Et auprès de ses parents il apprendra à connaître Jésus, à le prier, il sera introduit dans la communauté chrétienne locale, une communauté réelle. De la part des parents c'est prendre la responsabilité d'être des éducateurs chrétiens. Une responsabilité qui s'exercera avec l'appui de la communauté chrétienne qui propose des rencontres préalables au baptême, des rencontres d'éveil à la foi pour les 3-7 ans et leurs parents, le catéchisme pour les 8-12 ans et des espaces de rencontres et d'approfondissement de la foi pour les adultes de tous âges.
François Cordier
(1) C'est à tel point que jusqu'à l'édition de 1972, le rituel faisait comme si on baptisait un adulte, questionnant le parrain ou la marraine à la place du baptisé et ignorant complètement les parents (la mère était d'ailleurs souvent absente, le baptême étant célébré très tôt, avant ses relevailles).
|
|
|
|
|
Aujourd'hui l'Évangile
|
VOUS Y CROYEZ, VOUS ?
2éme dimanche de carême Jean 20,24-29 |
|
« Si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous … non, je n’y croirai pas . »
Thomas, homme du concret ne s’en laisse pas conter. Quelle fable ses amis n’ont-ils pas inventée ! c’est incroyable !
« Jésus vient alors que les portes étaient vérrouillées .. Il dit à Thomas : «Avance ton doigt ici… cesse d’être incrédule, sois croyant »Et à l’instant Thomas crut.
Comme Saint Thomas, nous avons nous aussi besoin de concret. Jésus ressuscité ? Quelle incroyable nouvelle ! Pourtant, depuis 2.000 ans , la vie de tous ceux qui ont porté témoignage de cette Bonne Nouvelle en a été transformée.
Envahis quotidiennement par l’annonce des maux qui frappent notre humanité partout sur la planète, nous renonçons souvent à croire en la possibilité d’un monde plus fraternel et solidaire. Nous laissons alors le fatalisme ambiant nous accabler.
Mais quand nous devenons attentifs aux multiples gestes de solidarité accomplis dans le monde entier, quand nous soutenons les actions engagées pour un monde plus juste, nous pouvons toucher du doigt la réalité de l’amour du Christ, mort et ressuscité, pour l’humanité.
Alors nous pouvons, nous aussi, croire à l’incroyable.
François Guignard
|
|
Les MOTS de la FOI |
|
|
|
On peut en une seconde croire au Christ ressuscité et avoir besoin de quelques mois ou de quelques années pour entrer pleinement dans la communauté chrétienne. L’Eglise impose à ceux qui veulent devenir chrétiens de suivre une initiation. Spontanément le mot n’a pas bonne presse. La vie des partis politiques, des associations, des syndicats nous habitue à penser qu’il suffit de prendre sa carte d’adhérent pour faire partie d’un groupe. Pourquoi ne pas devenir membre de l’Eglise de la même façon, pour 15 € par exemple, éventuellement renouvelables ? Et puis « initié » ça fait un peu cercle fermé, un peu secte ou un peu combine comme le montrent les « délits d’initiés ».
En fait initier signifie commencer avec une nuance d’accompagnement. Quelqu’un vous tient par la main pour bien commencer.
La vie chrétienne n’a rien de secret et demande une grande ouverture de cœur et d’esprit mais, comme une greffe, elle a besoin d’un environnement, d’une lente germination, de tuteur, d’élagage jusqu’à ce que le greffon fasse partie de l’arbre. Après, il peut prendre sa place comme une cellule vivante dans le corps du Christ, comme un citoyen à part entière dans le peuple de Dieu. Le temps de l’initiation, en général deux ans, est nécessaire comme tout ce qui touche à la vie profonde des hommes.
Claude Picard |
|
|
Ce qui fait famille aujourd'hui
Qu’est-ce qui fait famille aujourd’hui ? le point d’interrogation n’est pas de trop tant sont grandes les incertitudes en ce domaine. On ne peut même pas s’entendre sur une définition de la famille. Pour ne froisser personne, pour n’avoir pas l’air d’édicter des règles ou de privilégier un modèle on est acculé à dire avec un sociologue :« Au moins un adulte vivant avec au moins un enfant » C’est bien le minimum. Mais pourquoi en rester au minimum lorsqu’on parle de la famille ? En période de grèves on est content de trouver le service minimum. Si on a faim un bol de riz ou un petit sandwiche est le bien venu. Reconnaissons que nous sommes plus heureux quand on choisit son horaire et qu’on déploie la table et le couvert. Pourquoi ne pas faire famille à partir de tout ce qui donne de la joie, aux parents comme aux enfants ? Entrons donc dans le domaine du souhaitable même si nous savons que ce n’est pas toujours celui du possible
haut de page
|
|
Des liens qui sont source de joie
La joie familiale jaillit du développement harmonieux de deux types de liens : les liens qui viennent de la naissance et les liens qui viennent de l’alliance d’un homme et d’une femme. La joie d’une naissance peut être éprouvée très vivement par une maman seule. Elle a des chances d’être plus vive encore si le père de l’enfant est à ses côtés pour accueillir cet enfant. Tout à coup se manifeste en plus une responsabilité particulièrement forte. Une responsabilité que l’on pressent durable car il faut du temps pour qu’un enfant grandisse. En face d’elle le père et la mère doivent se sentir très vivement soutenus si le lien qui les unit se projette lui aussi dans la durée. Ce n’est pas seulement une mère, pas seulement un couple qui accueille cet enfant mais un couple uni par une alliance qui s’est exprimée publiquement devant une assemblée qui représente l’ensemble des appartenances sociales et communautaires. Il y a d’autres voies mais la cohérence de cette voie ne peut être tenue pour négligeable sur le chemin de la joie.
|
|
Une heureuse cohérence
Cette cohérence et cette joie on les retrouve d’ailleurs du côté de l’enfant. S’il a l’intuition de ce lien entre son père et sa mère il n’aura pas à s’éprouver comme étant la raison du lien entre ses parents. Il sera libérant pour lui de sentir que ce lien repose sur d’autres bases que l’attachement bien réel qu’ils lui portent. Et il aura beaucoup moins de peine à se détacher de ses parents pour trouver un jour la force de les quitter. A travers ce lien parental c’est aussi toute une ouverture qui se dessine pour lui : ouverture à des frères et sœurs si tel est le cas, ouverture aux diverses branches familiales, les grands parents, les oncles et tantes, cousins et cousines, ouverture de cette communauté qui s’agrandit à tout un réseau, à tout un tissu social. « Il faut tout un village pour élever un enfant » dit un proverbe africain. Certains vont jusqu’au bout de tous ces chemins de joie. D’autres rencontrent pas mal d’épines. Est-ce une raison pour penser que tous les chemins se valent ?
Claude Picard |
|
|
Recomposer une famille, un pari difficile
|
Les journaux et la télévision nous montrent généreusement des portraits de famille recomposées dans lesquelles tout le monde est parfaitement heureux et arbore un sourire de circonstance…le meilleur exemple est la famille de David Douillet, garçon fort sympathique, que l’on voit entouré d’une ribambelle d’enfants…
Je ne suis pas certaine que la réalité soit toujours aussi plaisante.
Un enfant n’a qu’un père et qu’une seule mère, et on ne peut lui demander de choisir d’aimer l’un plus que l’autre. Et voir ses parents séparés provoque tristesse et révolte. Les choses se compliquent un peu plus lorsque l’un et l’autre refont leur vie, que l'enfant se retrouve chez son père avec une belle mère et chez sa mère avec un beau-père et souvent les enfants de l'un et de l'autre, même si les choses se passent bien, même si chacun essaie de faire au mieux, même si les parents s’entendent bien et ont le même discours.
Et qu'en est-il à l'adolescence ? Balloté d’une maison à l’autre, il n’a plus de repère, n’est chez lui nulle part et la tentation des copains est grande ! Si ceux-ci sont sérieux, rien ne sera compromis, mais si leur influence est néfaste, l’avenir pourrait être très sombre.
Dans ces situations, le rôle des grands parents peut être primordial : ils peuvent incarner la stabilité, et s’ils sont assez intelligents pour ne critiquer ni le père ni la mère, ils aident l’enfant à accepter sa situation, en l'entourant de leur affection. Mais par définition, les grands parents ne sont plus très jeunes et il leur est parfois difficile de se confronter à tout ce qui fait la vie des ados….
Lorsque l'on fonde une famille, il faudrait être conscient de l'immense
responsabilité que l'on prend.
Danièle Alleaume |
|
|
|
Retrouvez sur les ondes de RCF le Journal du Loir-et-Cher
Retrouvez sur les ondes de RCF, le Journal du Loir et Cher, du lundi au vendredi à 8 heures. Le Journal régional produit par RCF et diffusé sur les 5 radios chrétiennes de la Région Centre/ : la prière réalisée par RCF 41 tous les jours à 8 h 33, 11h 40 et 19 h 15 : l'évangile du jour, les clés de l'Evangile,la prière animée les prêtres du diocèse ou le pasteur de l'Eglise réformée, et un Notre Père.
RCF 41 – Blois 96.4 – RCF Vendôme – 101.9
|
|
|
Programme du Foyer N.D de la Trinité
Vendredi 3, samedi 4 avril
St Augustin et le mouvement Franciscain par le frère Eric Bidot capucin
Du vendredi 17 au dimanche 19 avril
De quelle paix témoigne St François entretiens avec Sœur Bernadette Maréchal
Du dimanche 17 ( 17 h) au jeudi 23 (17 h)
Autour de la voix – session de formztion ( initiation à la proclamatioan de l Parole, au chant…)
Du mardi 11 au samedi 15 août : La place de Marie dans la spiiritualité franciscaine. Retraite préparatoire à la fête mariale de l'Assomption, animée par Frère Bernard Cerlès de Narbonne
Du mardi 29 septembre ( soir) au dimanche 4 octobre (après le repas) / Saint Paul peut-il nous aider à mieux suivre St François?
Retraite de clôture de l'année franciscaine animée par Frère Dominique Pacreau
haut de page
Rencontres proposées
par le Mouvement Chrétiens des Retraités
Le 4 avril à l'église Notre Dame des Rottes à Vendôme de 9h30 à 16 h.
Le matin : "Intergénération et foi chrétienne".Intervenant Père Etienne Amiens
L'après midi: " Les nouveaux retraités" intervenant : Jean Yves Ruaux
Renseignements: Lucienne Brochard 5 rue de Freteval – 41290 Oucques
Tel: 02 54 23 20 48 – Courriel: lucienne.b@wanadoo.fr
|
|
|
Stages de voile
L'association blésoise Les Catmarins organise des stages de voile avec hébergement pour les jeunes de 8 à 17 ans à l'Epine sur l'île de Noirmoutier en Vendée.
Séjours de printemps du 14 au 19 avril et du 20 au 26 avril : initiation sportive et découverte du patrimoine de l'île - 410 €.
Séjours d'été : Formule découverte ou formule stage sur dériveur et catamaran. Activités annexes diverses : planche à voile, randonnée vélo, basket, découverte de l'île, soirées brochettes, etc.
Du 4 au 16 et du 17 au 31 juillet - Du 1er au 15 et du 16 au 28 aout .
Voyages organisés au départ des gares de Blois, Tours, Nantes et Paris-Montparnasse.
Tarifs selon quotient familial. Bons et chèques vacances acceptés.
Renseignements :Centre nautique : BP 12 85740 L'Epine
Tél :02 51 39 11 12 –courriel : catmarins@wanadoo.fr
Siège social : 10 avenue de l'Arrou 41000 Blois
: 02 54 43 38 97
www.les-catmarins.asso.fr
Mgr de Germiny sur les ondes de RCF
Chaque semaine,dans la rubrique "Le mot de l'évêque" Monseigneur De Germiny intervient le vendredi à 12h07 et à 18h 42. On peut retrouver ses interventions sur le site internet du diocèse.
|
|
Coup de cœur |
Le chemin parcouru
Mémoire d'un enfant soldat, d'Ishmael BEAH
Sierra Leone a 12 ans, c'est
enfant heureux vivant dans une famille unie. Il aime le rap et se produit avec ses copains. Sa vie est sans histoire jusqu'au jour de 1992 où sa vie va basculer. La guerre civile fait rage,il doit fuir, sans sa famille. Il se se fait prendre par les rebelles, puis par l'armée. On lui met une kalachnikov dans les mains et on le conditionne pour qu'il tue « ceux qui ont tué ses parents » Ce qu'il fera sans état d'âme, aidé en cela par l'absorption de drogue. «Tuer, dit-il, était devenu aussi facile que de boire ou de manger ». Son terrible périple s'arrêtera à 16 ans le jour où une organisation humanitaire le prendra en charge pour le réinsérer, ce qui n'ira pas sans difficultés. Il sera choisi, avec un autre jeune sierra-leonais pour aller témoigner de la condition des enfants soldats à L'ONU.
Il y rencontrera celle qui va l'adopter.
Ce témoignage, très dur, est bouleversant. Ishmael Beah a maintenant 27 ans, il a retrouvé une vie "normale" même si les blessures du passé restent présentes.
Danièle Alleaume
|
|
|
|