| NOTRE-VIE Décembre 2008 Pages 1, 2 & 4 |
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La page 3
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Cadeaux de Noël
Noël a commencé il y a un mois et se terminera dans un mois : le 25 décembre. Peut-être même un peu plus tard, le 1er janvier. On y échangera beaucoup de cadeaux et on y célébrera beaucoup de fêtes, si j’en crois les prospectus, les journaux et les magasins. Cette année, il y a un petit plus. On attend de Noël qu’il relance la consommation hésitante en ces lendemains de kraks boursiers. Il est assez étonnant de voir l’économie presque suspendue à la manière de faire la fête.Ca ne fait pas très sérieux.
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Clef du don et clef du marché.
Mais pourquoi ne pas lire cette situation comme on lit une parabole. L’échange de cadeaux et le sens du don que cet échange reflète ne seraient-t-il pas le vrai moteur de la vie des hommes ! Un moteur habituellement ignoré ou sous-estimé. Un moteur qu’on ne voit pas parce qu’il n’a pas sa place dans les statistiques économiques ni dans le calcul du fameux PIB dont on nous rebat les oreilles. |
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Pour le voir, il faudrait sans doute changer de lunettes ou regarder le monde avec une autre approche, découvrir le monde avec une autre clef. Appelons-la, pour faire simple, la clef du don, par opposition à la clef du marché. Les deux fonctionnent, mais ne nous font pas accéder à la même lucarne pour découvrir le monde qui nous entoure.
Noël et la clef du don.
En ce temps de Noël, pourquoi ne pas essayer la clef du don ? Elle nous découvre un univers qui est aussi NOTRE univers. Un univers où des parents, presque tous les parents, ne font rien payer aux enfants pour les nourrir, les vêtir
les loger, les éduquer jusqu’à ce qu’ils deviennent assez autonomes pour se suffire à eux-mêmes ; et en plus, ils leur donnent leurs temps, leur affection, leurs câlins et bien d’autres choses avec. Et même quand ils sont devenus autonomes, ils continuent à se soucier d’eux, à les aider et même à les recueillir si les temps deviennent difficiles. Bien sur, il y aura sans doute de la réciprocité mais ce n’est pas pour autant du donnant-donnant. La vraie joie des parents est de voir leurs enfants devenir généreux à leur tour.
C’est l’univers où l’amitié entre les personnes, les liens d’affection, la reconnaissance réciproque jouent un rôle quotidien et fondamental. L’univers des réunions entre proches, des repas familiaux, des échanges de cadeaux où chacun cherche ce qui fera plaisir à l’autre pour que l’autre soit heureux et qu’on puisse se réjouir de son bonheur.
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C’est l’univers des longues conversations où l’on se donne la parole, où on se prête l’oreille, où l’on échange des propos. C’est toujours un drame d’être sourd, muet ou aveugle, mais que dire quand c’est la solitude qui nous rend tel !
C’est l’univers où quand on va acheter son pain on a, au passage, échangé quelques mots avec son voisin, reçu le sourire de la boulangère, entendu la plaisanterie du client qui nous suit et parfois continué longuement la conversation en sortant. Le pain croustille deux fois : du travail du boulanger qu’on a payé et de tous ces dons qu’on a reçu sans frais.
C’est l’univers des bénévoles. Les vrais bénévoles qui illustrent l’importance du lien social ; la nécessité de le créer et de le recréer sans cesse parce que c’est l’atmosphère impalpable dont nous avons besoin pour respirer. Ces volontaires qui expriment le ré-enchantement du monde.
C’est l’univers où certains donnent leur sang, d’autres donnent un rein.
C’est…..on pourrait continuer longtemps.
Une lumière sur la route.
Comme le marché du don peut aussi avoir ses déviations. Il peut asservir, faire violence et exprimer une domination. Dieu dans l’humilité du petit enfant de la crèche nous aide à éviter ces déviations et à faire briller plus clairement cet univers.
Noël est une lumière qui n’éclaire pas que les sapins de Noël.
Claude Picard
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Sœur Emmanuelle,
la chiffonnière du Caire
Ainsi donc, elle s’en est allée. Au delà de l’évènement ne faut-il pas voir là un signe du ciel ? En pleine tempête économique et monétaire , qu’une simple religieuse puisse réunir au cœur de la capitale bon nombre de responsables politiques, économiques et religieux de la nation est une leçon Ainsi donc, elle s’en est allée. Au delà de l’événement ne faut-il pas voir là un extraordinaire. |
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Au-delà de son image dressée dans le chœur de la cathédrale de Paris se profilaient les plus déshérités de la planète : les chiffonniers du Caire et leurs enfants croupissant dans les immondices. Ils semblaient nous crier : « Ne nous oubliez pas ! ».
Rien ne prédisposait cette femme à un destin aussi exemplaire .
Madeleine Cinquin naît à Bruxelles. A 6 ans, elle voit son père se noyer sous ses yeux. Elle en sera marquée à vie. Cette perte l’amène à réfléchir sur sa propre vie. Après des études philosophiques et de religion, à vingt ans, elle décide de se consacrer à Dieu. Elle entre au couvent et prononce ses vœux trois ans plus tard dans la Congrégation des sœurs de Notre Dame de Sion. Elle prend le nom de sœur Emmanuelle. Elle enseigne de nombreuses années en Turquie, en Tunisie et en Egypte.
Au service des exclus
En 1971, à l’âge de la retraite, elle décide de se mettre au service des exclus. Femme de cœur et d’action, sœur Emmanuelle se fait connaître en s’installant au Caire, au cœur d’un bidonville. Elle œuvre sans répit dans la misère quotidienne en partageant l’existence de ces chiffonniers.
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Elle se bat sans relâche pour la construction d’écoles, de centres de soins et de logements. Cette action la rend populaire. A 74 ans, elle fonde une association, l’association « ASMAE » pour assurer la relève. Celle-ci aide aujourd’hui plus de 60.000 enfants, principalement au Soudan et aux Philippines.
Le don de sa vie
Revenue en France, infatigable, à 93 ans elle aide encore les SDF algériens près de Fréjus. Par sa générosité, sa tolérance et sa ténacité elle a su remporter le soutien de nombreuses personnalités du monde économique et politique, des présidents de la République et des ministres de droite comme de gauche. Elle n’a jamais hésité à médiatiser ses révoltes. S’il faut retenir quelque chose de sœur Emmanuelle c’est ce « slogan » qu’elle aimait tant rabâcher : « Acharnons-nous pour que l’homme soit partout respecté », car là où l’homme est respecté, Dieu est respecté.
Son secret
Une question demeure : comment cette femme a-t-elle pu en si peu de temps remuer tant de montagnes ? Son secret ? la prière : « Je ressens à quel point « je ne suis pas », je suis pauvre, petite, incapable, je me tiens devant mon Seigneur qui est don, toute richesse, toute grandeur, quelle merveille !. Et il m’aime !
Quelle source de joie… »
Sylvain de la Tourrasse
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La plus ancienne émission de la TV française
Ne cherchez pas…c’est « Le jour du Seigneur », au cours de laquelle est retransmise la messe dominicale depuis soixante ans. L’aventure commence en 1948 .Un prêtre dominicain, le père Raymond Pichard, mesure l’importance d’une retransmission de la messe pour transmettre la foi. Il propose l’idée d’un direct depuis Notre Dame de Paris. La cérémonie se déroule à Noël. L’accueil est favorable. Un an plus tard, le père Pichard présente le premier magazine religieux qui sera baptisé « le jour du Seigneur». La messe était alors célébrée dans les studios de la rue Cognacq-Jay, à Paris. A la lumière des bougies. Les déplacements se sont ensuite succédé partout en France. Au total, 2000 paroisses ont été mises en valeur et 3600 messes diffusées à ce jour.
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Le repos dominical
Mgr Descube, archevêque de Rouen, interviewé par un magazine à grande diffusion :
« Vouloir transférer au dimanche ce que l’on pourrait faire le reste de la semaine me laisse sur la réserve. D’autre part, même s’il n’y a pas de lien obligatoire entre la célébration du jour du Seigneur et le repos du dimanche, l’histoire en a montré la cohérence. Le président de la
République a rappelé l’importance de retrouver nos racines. En y portant atteinte, je me demande si ce n’est pas une part de notre identité culturelle que l’on met en danger. ….Il y a une profonde cohérence entre la célébration du jour du Seigneur, où nous rappelons la résurrection du Christ, et le repos nécessaire que l’on trouve inscrit, dès les premières pages de la Bible, dans le récit de la création du monde ! »
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La liberté religieuse en question
La liberté religieuse est gravement bafouée dans une soixantaine de pays, selon le rapport annuel de l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED). Elle est particulièrement mise à mal en Arabie Saoudite, Irak, Iran, Pakistan, Inde, en Asie (Chine, Corée du Nord…), dans certains pays d’Afrique ( Soudan,Nigéria), en Amérique latine(Cuba) et même en Europe (Biélorussie).
Le président d’AED a relevé un facteur positif récent : l’émergence de l’opinion publique dont les pouvoirs en place doivent tenir compte. En Indonésie, par exemple, un courant modéré de l’Islam a pris la défense des chrétiens contre les agressions des fondamentalistes.
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Fin de vie
Quelques remarques de Jean Léonetti, rapporteur de la loi qui porte son nom : « Vouloir contrôler la vie et la mort est une erreur largement développée dans l’opinion. L’affaire Sébire est révélatrice : d’un côté la simplicité de l’émotion et de l’image de la douleur. En face un raisonnement qui accepte la complexité d’une situation particulière. Mais l’image est plus forte que la pensée… » ( La Croix, 31-10-2008)
Autre citation de Gilles Bonnefond, président de l’Association des malades « les Papillons de Charcot » : On parle…du droit de mourir dans la dignité, mais nous, nous militons avant tout, pour le droit de vivre dans la dignité ».
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Trois jours de dialogue chrétiens-musulmans
au Vatican
Des dignitaires chrétiens et musulmans se sont réunis le 3 novembre au Vatican pour engager un dialogue ‘ apaisé’ entre les deux grandes religions monothéistes qui rassemblent à elles deux plus de trois milliards de fidèles. Ces 3 jours de discussions sont la conséquence du discours de Benoît XVI en 2006 à Ratisbonne. 138 érudits islamiques avaient signé un manifeste exhortant les Eglises chrétiennes à entamer un nouveau dialogue pour favoriser un plus grand respect et une meilleure compréhension mutuels.
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Grande première à la Chapelle Sixtine
Fin septembre, en la Chapelle Sixtine, pour la première fois dans l’histoire, le pape a laissé la parole au Patriarche de Constantinople qui s’est adressé aux pères du synode de l’Eglise catholique. Il a déclaré : « L’Eglise orthodoxe attache une importance ecclésiologique fondamentale au système synodal. Avec la primauté, la synodalité constitue le pilier du gouvernement de l’Eglise…Nos espoirs augmentent de voir un jour nos deux Eglises converger pleinement sur le rôle de la primauté et de la synodalité dans la vie de l’Eglise ».
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L'Action Catholique Ouvrière en Assemblée
Trente personnes se sont retrouvées à Mer le dimanche 28 septembre pour une Assemblée générale de l’Action Catholique Ouvrière du diocèse de Blois (11 équipes).
Comme chaque année, cette journée est l’occasion de faire un bilan et de s’exprimer sur les 2 thèmes de réflexion proposés :
- Que m’apporte le Révision de Vie ?
- Comment ce trésor partagé me renvoie-t-il vers les autres ?
On pourra noter quelques « flashs » significatifs :
- « En Révision de vie, je suis considéré avec dignité et je me sens bien dans la société »
- « Le groupe est vital, il me raccroche à un peu d’espérance »
- « Exprimer ma vie en liaison avec l’Evangile devient essentiel »
- « J’accueille, j’écoute, je m’exprime de nouveau différemment »
- « Seul, je ne peux rien faire, ensemble cela devient possible »
- « C’est hors du cercle de l’équipe que je prends conscience de la notion de mouvement »
Les textes liturgiques de la célébration eucharistique ont permis au Père Gonin, curé du secteur de Mer, de prononcer une homélie en phase totale avec les échanges et le but de la journée :
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« Heureux les pratiquants de l’Evangile, et Heureux ceux qui évoluent, qui bougent, ils sont sur un chemin de conversion, de remise en cause et en mouvement de progrès ».
Le délégué national attaché à la région redira l’importance des résolutions prises lors de la rencontre nationale de Grenoble : faire peuple c’est aussi d’être ensemble responsables, tant pour ce qui concerne la vie des hommes que pour la mission d’Eglise de l’ACO.
Les objectifs définis pour l’année à venir sont :
- Célébrations de Noël en lien avec la Mission Ouvrière à Blois, Lamotte et Vendôme.
- Des journées d’étude afin de rencontrer et motiver les jeunes générations du monde du travail à rejoindre l’ACO.
- Une retraie spirituelle.
- Une participation aux sessions de formation du Diocèse sur la doctrine sociale de l’Eglise.
- La présence de l’ACO au Conseil Diocésain de Pastorale , suite à un appel de Mgr l’Evêque.
ACO – 5 rue d’Artois- 41000 Blois-
Tel/fax : 02 54 57 26 69
Courriel : mission.ouvriere-aco@catholique-blois.net |
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« …et elle mit au monde son Fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune »
Nuit de Noël-Evangile selon Saint Luc. 2,1-14
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Quelle joie pour une naissance ! L’enfant qui va naître est attendu depuis si longtemps ! Marie et Joseph n’échappent pas à cela. Mais le temps de l’accouchement ne se fait pas, tant s’en faut, dans de bonnes conditions : Marie donne vie à son enfant loin de sa maison, au milieu de gens qu’elle ne connaît pas. Il n’y a pas de place pour eux. Mais leur cœur est prêt, ils accueillent le petit qui leur est donné même si ce n’est pas ce dont ils avaient rêvé pour lui. Ce sont les petits, les rejetés qui chantent sa gloire.
« Gloire à Dieu, au plus haut des cieux
Et paix sur terre aux hommes qu’il aime ».
Marie a dit « oui », le Fils de Dieu vient au devant de nous. Saurons-nous le recevoir au milieu de tout ce qui nous le cache ?
Dieu se fait homme, il vient, il est avec nous.
Monique Beaulande

Une crèche en carton,
comme on en rencontre dans les rues de Prague
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Noël est le mot français qui a peu à peu remplacé le mot latin de l'expression "Dies natalis Domini" qui signifie "jour de la naissance du Seigneur". Au IV, siècle, en Orient on célèbre, le 6 janvier, les 3 manifestations, les 3 épiphanies du Seigneur : celle de sa naissance à Bethléem, celle de son Baptême dans le Jourdain et celle de son premier miracle à Cana. La coutume passa en Occident mais très vite la naissance du Seigneur est mise au centre et la date liée à la fin des saturnales romaines qui célébraient la remontée du soleil sur l'horizon. Il s'agit désormais de célébrer la lumière qui se lève sur le monde en la personne du Christ Jésus. Les églises d'Orient à leur tour firent le choix du 25 décembre pour la Nativité mais gardèrent à l'Épiphanie toute son importance primordiale.
Actuellement, il faut un peu tamiser les lumières de la ville pour percevoir la force de la lumière de la crèche.
Claude Picard |
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Le Revenu de Solidarité Active
(RSA)
Le texte concernant le Revenu de Solidarité active a été adopté par le Parlement le 28 septembre 2008.
1-Qu’est-ce que le RSA. ?
Une allocation qui remplace les minima sociaux existants, RMI, API * et se substitue à des dispositifs de retour à l’emploi, PRE, PFRE*. Le RSA met fin au cloisonnement existant actuellement entre les mesures sociales visant à fixer un seuil de pauvreté à partir duquel la collectivité doit intervenir, et à encourager la prise ou reprise d’un emploi lorsque ce dernier n’a pas été trouvé ou a été supprimé.
2- Pourquoi le RSA ?
Dans la prolifération des textes existants, il était nécessaire de garantir que la prise d’un emploi ou le retour au travail procurent des revenus substantiellement plus importants que le fait de ne pas travailler. Autrement dit, une personne qui a un emploi rémunéré, dans tous les cas et quels que soient son âge ou sa situation familiale, doit gagner plus que si elle ne travaille pas. Le RSA met donc fin au « travail gratuit ».
3- Les objectifs du RSA
La mise en place du RSA devrait être opérationnelle en juin 2009 (ou 2010 selon certaines rumeurs, compte tenu de la situation financière de l’Etat).
Le RSA devrait s’inscrire dans un ensemble de mesures sociales cohérentes :
Il doit revaloriser le travail et faciliter le retour à l’emploi
Il doit garantir que le retour à l’emploi donne lieu à une augmentation du revenu
Tout en réduisant le nombre de pauvres, il augmentera les ressources du travailleur se trouvant au seuil de la pauvreté,
Il réduira également le nombre de ceux qui ne vivent que du RMI
et accroîtra en conséquence le taux d’activité
Enfin, il favorisera le travail régulier par rapport au travail non déclaré.
4- Quel est le coût du RSA pour la collectivité nationale ?
Le montant des allocations de toutes sortes appelées à disparaître pour assurer le financement du RSA ne serait pas encore arrêté. Si celui-ci était insuffisant, le Président de la République a indiqué que le complément pourrait être puisé dans la suppression de certaines niches fiscales et la création d’une taxe de 1% sur les revenus du patrimoine, dont les loyers et les placements financiers.
5- Critiques
Monsieur Martin Hirsh, Haut- commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté a réfuté l’ensemble des critiques devant les députés. Sa position a été confortée par l’amélioration de la situation chez les plus pauvres constatée dans les 34 départements, dont le Loir et Cher, où le RSA a été expérimenté depuis 2 ans.
Conclusion
Les premières expériences menées par Martin Hirsh, qui rappelons-le, a été président d’Emmaüs-France de 2002 à 2007, sont encourageantes. De plus, le RSA apparaît comme une solution réellement innovante dans le traitement social de la pauvreté, en faisant la part de l’assistanat et de la dignité du travail dans la condition des plus défavorisés.
Michel Pasquier
*RMI : Revenu minimum d’insertion
API : Allocation de parent isolé
PRE : Prime de retour à l’emploi
PFRE : Prime de formation de retour à l’emploi
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" JE CROIS EN TOI "
La misère est une honte pour notre société et face à la pauvreté
nous ressentons trop souvent un sentiment d’impuissance.
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Agir contre la pauvreté
En 2007, le Secours Catholique a accueilli environ 1,4 millions de personnes, compte-tenu de la composition des familles.
En Loir et Cher, ce sont près de 4000 familles qui ont été accueillies par les 17 équipes locales où se répartissent plus de 400 bénévoles.
Toute l’action du Secours Catholique repose sur sa capacité à mettre en œuvre les moyens financiers et humains nécessaires et sur sa « politique de secours » qui s’oriente vers l’accompagnement dans la durée.
Près de chez vous, des bénévoles s’investissent dans l’accueil et l’écoute des personnes en situation de précarité. Ils les accompagnent dans la gestion de leur budget, dans leurs démarches administratives, dans la recherche d’un emploi, dans l’apprentissage du français…Des ateliers conviviaux permettent aux personnes concernées de sortir de leur solitude. Des enfants et des familles bénéficient de vacances lors des mois d’été. En lien, avec les travailleurs sociaux, des aides financières sont accordées, des personnes peuvent accéder à une épicerie sociale…
Une attention auprès des familles
Après l’envolée du coût du logement et des loyers, les récentes augmentations des prix, tout particulièrement celui de l’énergie, auront très vite des répercussions sur les budgets de nombreux ménages qui risquent de ne plus pouvoir s’en sortir seuls.
Par ailleurs, en 2008, le Secours Catholique a mis l’accent sur l’écoute des familles (parents et enfants) afin de proposer des réponses mieux adaptées à leurs besoins. Dès maintenant, en Loir et Cher nous avons fait le choix de développer des activités en famille afin d’aider les parents à améliorer les relations avec leurs enfants. Nous mettons en place un accompagnement scolaire auprès des enfants en difficulté.
Pour accompagner dans la durée, pour développer ces nouvelles activités, le Secours Catholique a « besoin de toi ». Agir contre la pauvreté, c’est l’affaire de tous.
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Envoyez vos dons au Secours Catholique,
84 avenue de Verdun -BP 775 41007-Blois
( un reçu fiscal vous sera adressé)
Pour rejoindre l’équipe de bénévoles,
contactez nous au 02 54 78 16 43
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Les participants dans la synagogue de Capharnaüm
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Pèlerinage
Retraite diocésaine en Terre Sainte |
Suite à la parution du livre de Benoît XVI, Jésus de Nazareth, Mgr de Germiny a proposé aux prêtres et diacres du Diocèse de Blois qui le souhaitaient de faire leur retraite annuelle non pas dans un monastère mais en Terre sainte, sur les pas de Jésus.
L’organisation avait été confiée au père Michel Lemaire, Directeur des pèlerinages diocésains (dont c’était le 39ème séjour en Terre sainte). Les commentaires bibliques et l’animation liturgique fut demandée au père François Brossier, le bibliste du Diocèse.
En plus de Mgr de Germiny, 13 prêtres, 4 diacres et 3 épouses de diacre ont participé à cette retraite – pèlerinage.
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François Brossier a présenté quelques sites archéologiques passionnants (Tell Arad, Massada, Qumrân, Jéricho) mais il a surtout aidé à la lecture de quelques grandes pages des évangiles à Nazareth, sur les bords du lac de Tibériade, à Bethléem et à Jérusalem.
Parmi les moments les plus émouvants, les participants ont retenu les messes au bord du Lac de Tibériade, au sanctuaire de la résurrection et à Abou Gosh (Emmaüs).
Pour ceux qui étaient déjà allés en Israël, trois choses les ont frappés : l’assèchement de la moitié de la Mer Morte, la baisse de 4 m du niveau du Lac de Tibériade et le mur de 8 m de haut, construit par les Israéliens, entre Jérusalem et Bethléem.
v.w.
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| Propositions de Pèlerinage pour 2009 |
1 -TAMANRASSET – LE HOGGARµ
– 25 janvier – 1er février
Vivre le désert à l’école du Bx Charles De Foucauld
2 - TERRE SAINTE
– 24 février – 04 mars –
Inscriptions avant le 1er décembre
Nazareth, Bethléem, Jérusalem, des noms qui parlent au cœur des chrétiens, à l’école des prophètes, et d’un peuple à qui Dieu s’est révélé.
Méditer l’Evangile sur les pas de Jésus, célébrer les temps forts de la liturgie, c’est une grâce offerte à tous les pèlerins
3 - EGYPTE-SINAÏ-JORDANIE
– 20–28 avril
Inscriptions avant le 1er décembre
De l’ère des Pharaons à la naissance de l’Eglise, en passant par les sources du monachisme, le Sinaï, et le baptême de Jésus dans le Jourdain -
4 - ARS–LA SALETTE –Notre-Dame du LAUS –FOURVIERE.
Inscriptions avant le 15 février
Vendredi 8 –mardi 12 mai – en car grand tourisme –
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5 - LOURDES
Lundi 6 – samedi 11 juillet
Inscriptions avant le 1er juin -
départ de Blois par TGV spécial
Les malades sont pris en charge par l’Hospitalité Diocésaine des Malades et hébergés dans un établissement adapté.
6 - GRECE – TURQUIE
lundi 5 au mercredi 14 octobre -
Inscriptions avant le 1er juillet
Dans le cadre et en clôture de l’année St Paul, les évêques de la province de Tours (Tours, Blois, Chartres, Bourges et Orléans) ont demandé que les Services Diocésains de Pèlerinages de la province organisent ce pèlerinage.
7 –EN 2010 : ROME
Les dates et conditions seront précisées ultérieurement.
Service Diocésain des Pèlerinages
Maison Diocésaine – 1 r.de Berry –
41000 – BLOIS – -
Directeur : Michel LEMAIRE
tél/fax/rép. 02.54.78.65.19 ou 06.83.54.05.69
milemer@orange.fr
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Concerts
Dimanche 7 décembre à 17 heures – Eglise Saint Pierre de Cabochon, concert J.S.Bach donné par La Cantoria – Entrée Libre.
Dimanche 30 novembre à 17 heures- Eglise Saint Pierre de Cabochon – Concert spirituals et gospels par Les compagnons de l’Arche- Entrée libre.
Rencontre avec le patrimoine religieux
L’association « Rencontre avec le patrimoine religieuux » organise une journée complète de formation sur le thème « Portes et portails » qui se déroulera à Huisseau sur Cosson, Blois et Mesland .
Déjeuner à la Maison Diocésaine
Un transport en car est prévu pour cette journée.
Renseignements et inscriptions, avant le 25 novembre
Centre François Garnier
10 place du Marché – 36700 Chatillon sur Indre.
tel 02 54 38 74 57- s
S
ecrétariat :cfg36@rencontre-patrimoine-religieux.com
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Formation MRJC
Stages de formation BAFA/BAFD proposées par le MRJC
( Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne) :
-Bafa formation générale du 22 février au 1er mars en Bourgogne.
Contact Frédéric Cottin –
06 68 29 02 28 –mrjc.bourgogne@laposte.net
-BAFA approfondissement « l’animation et son environnement » du 23 au 28 février en Région centre –
Contact : Séverine Bassi 02 54 57 26 64-
mrjc 41@yahoo.fr
- BAFD formation générale du 18 au 26 avril en Région centre
-BAFD approfondissement –
vacances de Toussaint 2009 en Limousin.
Contact : Marie Mardon 01 42 27 74 18-
m.mardon@mrjc.org
Pout tout renseignement complémentaire
contact : Séverine 02 54 57 26 64 |
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Conversation
dans le Loir-et-Cher |
Paul Claudel (1868-1955) a rassemblé, sous forme de quatre Conversations, des textes qu’il avait publiés dans différentes revues entre 1925 et 1928. Entre deux postes diplomatiques, inspiré par ses brefs séjours dans le Loir et Cher, il a situé ces conversations aux environs de Blois, Chaumont, Amboise.
Intitulées : « Jeudi », « Dimanche », « Mardi », et « Samedi », elles sont animées avec esprit, spontanéité et vivacité par six personnages aux caractères contrastés. Ils débattent, sans plan ni calcul, d’une multiplicité de thèmes tels que la société, la justice, l’intelligence, la théologie, la peinture, l’architecture, la France, la Loire, l’Asie, etc.….On rêverait de passer une semaine avec de tels interlocuteurs, en Sologne ou au bord de la Loire.
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A l’opposé d’un essai sévère, ces conversations laissent transparaître, sous un éclairage souvent méconnu, la nature profondément poétique et mystique de l’auteur de « L’Annonce faite à Marie », du « Soulier de satin » ou du « Partage de midi ». Paul Claudel prête à ses personnages des propos dont la modernité paraît, à bien des égards, encore plus adaptée à ce début de siècle qu’au précédent. Ainsi, au sujet des vitraux de la cathédrale du Mans : « ce mélange de l’âme avec la lumière », ou : « quand l’homme essaye d’imaginer le paradis sur terre, cela fait tout de suite un enfer très convenable » ! L’homme d’aujourd’hui, plus pressé que celui d’hier, obsédé par son bien-être matériel ou absorbé par la nécessité, y puisera de manière inattendue les ressources spirituelles que, sans le savoir, il porte en lui.
Michel Pasquier
* Collection « L’Imaginaire » - éditions Gallimard
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