COMMUNAUTÉ !
Des communautés ! On en rêve. Impression de chaleur, de sécurité, de sens du service. Être arraché à sa solitude. Compter sur les uns sur les autres en cas de besoin. Se retrouver avec des personnes qui ont les mêmes valeurs que nous, qui croient aux mêmes choses, qui goûtent les mêmes plats, qui ont les même réflexes devant les évènements de la vie etc…» |
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| Où trouve-t-on des communautés ? |
Où est-ce qu’on trouve tout cela ? C’est parfois un moment éphémère. Une rencontre durant les vacances, dans un camping, et les vacances deviennent un bon souvenir. C’est parfois une existence tout entière ou presque qui s’est coulée dans le moule d’une communauté religieuse qui nous a accueilli et qui nous accompagne au moment où les forces s’en vont. La communauté c’est aussi une famille plus ou moins élargie. Les rencontres y sont bien rythmées, bien organisées, régulières et chaleureuses. Dans tel moment de détresse tel cousin ou telle tante ou tel grand père est venu nous tendre la main, nous écouter, nous aider, nous prendre en charge. Il ou elle se sentait solidaire et en tirait toutes les conséquences. Il est aussi des communauté de quartier, des communautés de village. On dit qu’elles se font de plus en plus rares parce que les relations se développent dans tous les sens et qu’on ne sait plus très bien quelles sont nos communautés d’appartenance. |
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| Les communautés nous font peur. Et en même temps : des communautés, on en a un peu peur. Cette appartenance entrave notre liberté. Une communauté, ça fait pression. Ça nous met dans un moule, pour ne pas dire un carcan. Une communauté, ça crée des obligations. Une association, passe encore ; on y rentre quand on veut, on en sort quand on veut. Mais une communauté, ça lie. On le voit bien dans les communautés de communes, dans la communauté européenne. Quand on est en communauté on n’est plus le maître chez soi. |
Claude Picard |
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| Un pas vers le communautarisme |
D’ailleurs n’y a t-il pas un risque de repli sur la communauté ? On oublie qu’on appartient aussi à des groupes plus larges. Que deviennent l’environnement, le voisinage, la cité, le pays lorsqu’on est bien au chaud dans sa communauté ? Communauté , c’est très près de « communautarisme » et le communautarisme est toujours présenté chez nous comme la déviance à éviter par dessus tout. Le communautarisme a quelque chose d’anti-républicain. Il met des voiles entre l’individu et l’état. Alors pour éviter le communautarisme ne faudrait-il pas éviter de développer les communautés ? |
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Et pourtant on en rêve. |
Et pourtant la communauté on en rêve ! Et on a raison d’en rêver Elle est le cadre normal de l’épanouissement de chacun. Nous sommes faits pour vivre ensemble, avec d’autres. Pour pouvoir échanger, pour pouvoir nous aider, pour pouvoir vibrer ensemble aux mêmes choses qui nous touchent. La solitude, on peut en goûter le fruit à certains moments, mais à haute dose elle conduit à la mort. La communion, et la communion c’est le ciment de la communauté, elle, elle conduit à la vie.
Plus que d’autres, sans doute, les chrétiens sont invités à être des hommes et des femmes de communauté. Ils sont invités à trouver leur épanouissement dans la relation à Dieu et à leurs frères. Invités à faire partie de cette communauté qu’on appelle l’église, invités à relever le défi d’une communion assez forte pour pouvoir s’enrichir d’une multitude de différences. Cette forte invitation est à la mesure du défi de la mondialisation. |
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Une femme chef d'entreprise en 1653
puis religieuse au service des pauvres
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Marie Poussepin est née le 14 octobre 1653 au 16 de la rue d’Etampes à Dourdan. Les parents de Marie étaient d’authentiques chrétiens au service des pauvres. Marie est donc à bonne école et oeuvrera très tôt dans ce sens.
Le père de Marie dirigeait un atelier de confection de bas de laine et de soie. C’était une entreprise familiale. A la suite de mauvaises affaires, il cède son entreprise à sa fille en 1680. Marie se retrouve chef d’entreprise à 27 ans.
Elle va mener ses affaires en maitresse femme. Elle recoure au crédit pour acheter de nouveaux métiers à tisser venus d’Angleterre. Ceci améliore le travail de ses ouvrières. A Dourdan elle fait figure de novatrice et va aider au développement économique et social de cette petite cité de Beauce.
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En 1696, à 43 ans, elle décide de commencer une autre vie. Elle abandonne tout. Elle quitte Dourdan et va s’installer à Sainville en Eure-et-Loire, à une vingtaine de kilomètres. Elle accueille très vite deux orphelines du pays. Marie décide de fonder une communauté féminine pour se mettre au service des pauvres, des malades et des orphelines.
Pendant 28 ans, elle va se battre non seulement contre la misère mais aussi contre les autorités royales et ecclésiastiques pour que soit reconnue sa fondation. C’est chose faite en 1724.
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La raison d’être de sa communauté c’est le service de la charité. Dès le départ, Marie Poussepin a placé son œuvre au service de l’Eglise afin de porter partout où les sœurs seront appelées la connaissance de Jésus-Christ et de ses mystères.
Dans le sillage de Marie la Congrégation, sous le nom de Sœurs de Charité Dominicaines de la Présentation, continue sa route sur le chemin d’évangélisation en Irak, au Liban, à Jérusalem, en Afrique, en Inde, en Amérique du sud et du nord et bien sûr en Europe.
En France la mission de la Congrégation s’oriente selon deux axes :
- l’annonce de Jésus-Christ, dans un contexte déchristianisé et l’annonce aux plus démunis
- la présence des sœurs auprès des nouvelles pauvretés : demandeurs d’asile, sans domicile, solitude, maladie, vieillesse…
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Ce témoignage des sœurs est un signe prophétique que le monde d’aujourd’hui attend. La congrégation compte aujourd’hui 2653 sœurs réparties en 373 communautés dans 36 pays sur les quatre continents. Dans le Loir et Cher les sœurs sont présentes à Onzain à la maison Saint Augustin qui accueille des personnes âgées.
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« Rayons de soleil » sur la Corée
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Sept ans après leur premier pas, les dirigeants du Nord et du Sud se retrouvent pour un sommet historique afin de promouvoir la paix dans la péninsule divisée depuis soixante ans. « Le sommet constituera un grand pas en avant pour la paix et les échanges entre les deux pays », s'est félicité l'ancien président sud-coréen Kim Dae-Jung qui fut l'artisan de la politique dite « du rayon de soleil » envers la Corée du Nord stalinienne. Il signa la déclaration conjointe du 15 juin 2000 avec son homologue du nord Kim Jong-il marquant le réchauffement des liens entre les deux entités de la péninsule.
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La Villette |
Une exposition à la Villette montre comment, en partant des savoirs traditionnels africains, il est possible de développer le continent. Pour la santé, l'OMS affirme que « l'Afrique est en train de trouver des solutions africaines à ses problèmes ». I1 en est de même pour les cultures vivrières. Cette exposition, sans verser dans l'optimisme, « s'interroge sur la contribution et les limites de la science et de la technologie au développement durable du continent ». Un rappel à l'humilité, mais aussi une revanche de l'homme sur le «tout technologique » comme remède aux problèmes.
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L’hommage au Cardinal Lustiger
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Un « pasteur passionné par la recherche de Dieu et par l’annonce de l’Evangile…Homme de foi et de dialogue, il se dépensa généreusement afin de promouvoir des relations toujours plus fraternelles entre chrétiens et juifs », tel est l’hommage que Benoît XVI a tenu à rendre au Cardinal Jean Lustiger lors de ses obsèques. Le cardinal était bien connu des habitants du Loir et Cher. Il était venu à Blois lors du Tricentenaire du diocèse. Il avait fait une conférence dans l’Eglise St Joseph à Blois sur l’universalité du message évangélique, « première véritable mondialisation réussie ». Il avait présidé l’Eucharistie le lendemain à la cathédrale Saint-Louis après une émission le matin à Présence chrétienne. Lors de la cérémonie d’ordination de Mgr de Germiny, il avait présidé l’Eucharistie. Ses amis artistes préférés habitaient le Loir et Cher : Jean et Sébastien Touret aux Montils et Hubert Damon à Seur.
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Au chevet de Tchernobyl |
Un contrat de construction d'une enceinte autour du réacteur n° 4 de la centrale nucléaire va être signé. Un consortium composé de Bouygues Travaux Publics et de Vinci Grands Projets s’est constitué. Vingt ans après l'explosion, la marmite « bout » toujours. Il faut de toute urgence contenir le risque de dissémination de 200 tonnes de magma radioactif emprisonné dans un sarcophage fissuré en béton. Les entreprises françaises ont conçu une arche métallique de 20 000 tonnes qui enveloppera le sarcophage existant. Elle permettra de confiner le réacteur. Puis, sous l'arche, à l'aide de robots, le sarcophage fissuré ainsi que les ruines du réacteur seront dépollués et progressivement détruits.
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Le Darfour sauvé par les Jeux
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Le Darfour sauvé par les Jeux olympiques
300 000 civils morts, 2 millions de personnes parquées dans des camps au Darfour, 200 000 réfugiés au Tchad.
La Chine, principal partenaire du gouvernement soudanais, qui jusqu’alors opposait son veto à toute discussion sur ce sujet à l’ONU, a fini par voter la résolution 1769 des Nations Unies autorisant l’envoi d’une force hybride Nations unies/Union africaine (Minuad) de 26 000 hommes. Ce vote de la résolution par la Chine résulte de la mobilisation internationale visant à boycotter si nécessaire les prochains Jeux olympiques à Pékin.
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L'humanitaire en première ligne |
On peut s'interroger sur la multiplication des enlèvements de membres d'ONG
en Afghanistan. La prise d'otages est devenue fréquente, que les ravisseurs
soient des talibans ou simplement des groupes crapuleux. Cela souligne à la fois le courage nécessaire à un engagement dans une organisation humanitaire, qui n'est pas sans risque, mais aussi la distance qui existe entre notre monde qui se veut très soucieux de la vie humaine, et cette autre face de notre humanité pour laquelle une vie a bien peu d'importance.
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Les catastrophes naturelles ont été à nouveau nombreuses, mettant en avant les besoins de solidarité. Qu'il s'agisse des Antilles balayées par un cyclone, des inondations en Asie ou du tremblement de terre au Pérou, les besoins se multiplient. Les états concernés mettent en œuvre leurs dispositifs de soutien, comme la France en Martinique. Mais c'est d'abord la mobilisation de tous qui frappe en ces occasions, comme à Lima où des milliers d'habitants s'affairent autour du Stade National pour recevoir, trier, empaqueter des tonnes de vivres à destination de la zone sinistrée .C'est, à chaque fléau, des leçons de dignité et de fraternité que les colères de la nature nous incitent à renouveler.
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J.M.Ripert, nouvel ambassadeur de la France à l'ONU, a déclaré :
« J'aimerais voir plus d'efficacité dans la gestion des sorties de crise et dans la
reconstruction. Par ailleurs, nous sommes encore loin des objectifs du Millénaire
d'éradication de la pauvreté. Enfin je suis pour plus de promotion de l'état de
droit et des droits de l'homme dans le monde ». Autant de résolutions qu'on ne peut qu'approuver, même si le chemin est long et semé d'obstacles.
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Les propositions du service diocésain
de FORMATION PERMANENTE
Le livret de formation pour 2007-2008 est paru |
Tous les chrétiens sont appelés
Il est important de souligner la décision de Mgr de Germiny d’inviter tous les chrétiens du diocèse à se lancer dans une année de formation. En effet, depuis deux ans, la formation appelée « Dieu nous ouvre la porte de la foi » a rassemblé les membres des Conseils pastoraux. Cette année, notre évêque veut réunir tous les gens de bonne volonté, ceux qui veulent donner un sens à leur vie, comme tous les chrétiens déjà concernés les années précédentes, à se retrouver dans chacun des points d’appui pour rencontrer les intervenants qui eux se déplaceront.
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La formation s’articule autour de trois thèmes dynamiques :
- « Entrons dans le mystère chrétien » ou comment cueillir les fruits des sacrements que l’on reçoit
- « Vivons ensemble selon l’Evangile »
- « Annonçons Jésus-Christ au monde d’aujourd’hui » ou comment contribuer à l’initiation chrétienne.
La Mystagogie
Pour le premier thème, Mgr de Germiny prendra lui-même son bâton de pèlerin, accompagné du Père Etienne-Marie Guignard, et traitera de la mystagogie, sujet qui lui tient à cœur depuis longtemps. Dès maintenant chacun est d’ailleurs invité à se procurer et à lire le numéro spécial de ‘La Vie diocésaine’ consacré à la traduction d’un ouvrage italien, intitulé « La mystagogie » de Mgr Francesco Cacucci (1).
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La doctrine sociale de l’Eglise
Le deuxième, qui concerne la doctrine sociale de l’Eglise, sera exposé par le Père Grégoire-Marie Daniault, Odile Guillot et le Père Jacques Vautherin.
La catéchèse
Le troisième thème est lié aux décisions des évêques de France sur l’annonce de Jésus-Christ. Il sera présenté par Marie-Brigitte Feuillée, Isabelle Maignan et Catherine Portevin.
Cette troisième année de formation concerne tous les acteurs de la société et c’est la volonté de notre évêque que cette année soit une réponse de chacun à une proposition forte de formation qui devrait non seulement rester un enseignement mais nous conduire à changer nos comportements.
Dans le livret, vous trouverez, aussi les propositions habituelles des années antérieures : histoire de l’Eglise, formation biblique etc…
Ce livret est à votre disposition dans les paroisses ou directement au Service de formation, 5 rue d’Artois à Blois.
Marie-Brigitte Feuillée,
Responsable du service Diocésain de Formation Permanente
(1) En vente à la Librairie Siloë, rue de Vauquois à Blois.
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Je crois en Dieu le Père…
et en Jésus-Christ son Fils unique...
je crois en l’Esprit Saint
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C’est la structure même du « Je crois en Dieu ». On l’oublierait presque en faisant attention à chaque détail. C’est sans doute pourquoi la formule revient sous des formes diverses dans toutes les expressions de la vie chrétienne : « Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit » dit-on en faisant le signe de la croix. « La grâce de Jésus Notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous » dit le prêtre au début de la messe et « Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint Esprit » proclame-t-il à la fin.
Quand on se laisse emporter par ce courant on est émerveillé. Dieu n’est donc pas enfermé dans une solitude glacée ; Dieu n’est pas seulement un pôle qui attire tout à lui ; il est relation, échange, amitié. Il est ce qui fait la richesse même de notre vie. On comprend mieux qu’on puisse dire qu’il est amour. Le Père donne tout ce qu’il est au Fils et le Fils reçoit tout du Père et ce don réciproque est l’Esprit ; il déborde jusqu’à nous.
C.P. |
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Aucun domestique ne peut servir deux maîtres à la fois… Vous ne pouvez servir à la fois Dieu et l’Argent
Dimanche 23 septembre, Saint Luc 10-13 |
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L’Argent. Très souvent dans l’Evangile Jésus parle d’argent et de richesse. Sait-il lorsqu’il en parle qu’il sera vendu par Judas pour 30 pièces d’argent ? Il a pour les riches cette terrible malédiction (Luc ch. 6, v. 24) : « Malheur à vous les riches car vous avez votre consolation.». Le Royaume que Jésus est venu annoncer est un retournement complet des valeurs. Pour entrer dans le Royaume de Dieu il faut donner, tout donner, se déposséder. C’est exactement le mouvement inverse de la cupidité de l’avare qui amasse sans cesse et en veut toujours plus. Jésus sait bien, et nous aussi, que la tentation de l’argent est inscrite au plus profond de notre égoïsme. En donnant sa vie Jésus nous montre le chemin à suivre : tout donner.
Mais renoncer à la richesse ce n’est pas obligatoirement renoncer à se servir de l’argent. Ce que demande Jésus c’est de ne pas faire de l‘argent l’idole à servir, la préoccupation première de nos actions et de nos pensées. C’est Dieu, son Père et notre Père, que Jésus nous demande d’honorer en notre cœur. D’ailleurs, au-delà de l’argent, n’avons-nous pas d’autres idoles à renverser en nous : le « tout pour moi », le sexe, la bonne bouffe, la voiture….Un bon moyen pour se défaire de cet égoïsme : donner, donner de son temps, un peu ou beaucoup de son argent, servir les autres sans rien attendre en retour. Là, nous en sommes sûrs, nous ferons la volonté de Dieu.
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Sylvain de la Tourrasse |
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L'exposition Gougji
jusqu'au 16 septembre au château de Blois
Goudji, maître orfèvre, présente au château de Blois une rétrospective de son oeuvre depuis 1986.
Le 25 juin, il a accueilli les évêques de la Province apostolique du Centre (Tours, Bourges, Chartres, Orléans et Blois). Plus de 200 objets exposés retracent son oeuvre. Y sont présentées de nombreuses pièces liturgiques : le mobilier du choeur et l'Évangéliaire de la cathédrale de Chartres, le chandelier pascal de Notre-Dame de Paris, le rational (fermoir
de la chape) porté par Jean-Paul II lors de l'ouverture de la porte de l'Année sainte ainsi qu'un autre rational qui a été fait pour Benoît XVI, sans
oublier les colombes du diocèse : la colombe de l'abbatiale de la Trinité de Vendôme et la colombe eucharistique de la chapelle Sainte-Thérèse à l'École Daniel Brottier à Blois. L'auteur a créé une Royale
salamandre qu'il a offerte au château de Blois.
Une exposition à ne pas rater : jusqu'au 16 septembre au château de Blois (3 € l'entrée).
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Vendôme
le centenaire
du mouvement scout |
Le 1er août 2007, des millions de scouts et anciens scouts de toutes les régions du monde ont célébré l’aube d’un nouveau siècle de Scoutisme. Ce fut un grand jour. Au fur et à mesure que le soleil s'est levé sur le monde, scouts et guides se sont rassemblé dans des millions de lieux pour renouveler leur Promesse.
En Loir-et-Cher, le lieu choisi était l'esplanade du château de Vendôme. Un haut lieu superbe d'où la vue est telle qu'on est à la hauteur de la magnifique flèche romane de l'abbaye de la Trinité. Le soleil était radieux, les visages à l'unisson. Les scouts étaient nombreux : près de 300. La prière scoute (paroles de Saint Ignace de Loyola ) fut chantée, l'histoire évoquée.
Les différentes composantes du scoutisme étaient représentées : le groupe des Scouts et Guides de France de Vendôme, le groupe SUF de Montoire, des représentants du groupe de Saint-Joseph de Blois, la maîtrise du groupe du Christ-Roi de Tours, un couple de scouts britanniques, deux guides d'europe, une cheftaine des Foulards blancs (SUF) étaient de passage et quelques anciens avaient fait le déplacement pour fêter ce centenaire à Vendôme.
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Pauvres Passants
à Blois en 1360 |
Pendant la guerre de Cent ans, après la défaite de Poitiers (1356), les armées anglaises, des bandes de Gascons et d'écorcheurs sillonnent la Sologne et la Beauce, dans le comté de Blois. La ville fortifiée de Blois sert alors de refuge aux religieux et religieuses, aux habitants des campagnes fuyant l'incendie de leurs bâtiments, aux voyageurs et pèlerins qui veulent traverser la Loire en direction de Chartres ou de Bourges.
Tous les matins, les bourgeois habitants la Grand-rue (rue du commerce aujourd'hui) voient tous ces pauvres gens ayant passé la nuit dans l'inconfort et le froid, sous les auvents des maisons et comptent avec effroi le nombre de ceux que les privations et la fatigue ont fait mourir. Le texte de fondation dit exactement : « les pauvres par plusieurs fois ont esté trouvés mors de froidure et de pauvreté, laquelle chose est contre toutes humanités, ce par défaut de charité ».
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Un petit groupe de 23 notables appartenant aux meilleures familles :
Morvillier, Hurault, Villebresme, émus par ce spectacle pitoyable décidèrent de réagir. Ils achetèrent une maison de la Grand-rue (près de la fontaine Saint-Jacques), vont chercher
chez eux des ustensiles de cuisine et des meubles pour créer un lieu d'accueil gratuit, ouvert à tous les pauvres passants et notamment aux pèlerins se rendant à Compostelle. Cette volonté sincère s'inspirait peut-être de l'exemple des petits frères de saint François dont le couvent existait non loin de là depuis 1233 (rue des cordeliers), mais certainement de leur dévotion envers saint Jacques de Compostelle dont ils avaient fait le pèlerinage ou qu'ils avaient l'intention de faire. |
La confrérie Saint-Jacques
Pour assurer la gestion de cet hôpital des pauvres, le groupe blésois se constitua en confrérie avec l'accord du comte de Blois et de l'évêque de Chartres. En 1362, un collège de chanoines fut institué dans l'église qui jouxtait l'hôpital pour assurer la prière et les cérémonies de la confrérie Saint-Jacques.
Les confrères réussirent à entretenir jusqu'en 1700, les services d'un hôtelier qui offrait, au nom de Dieu, le réconfort, le gîte et le couvert à tous les pauvres passants qui le désiraient. La confrérie ras-sembla aux XVe-XVle-XVlle tout ce que la ville comptait de gens en vue : échevins, officiers du bailliage, gros marchands au-tant par piété que par ostentation.
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On peut signaler qu'une autre confrérie Saint-Jacques se développa, non loin du port de la Creusille où passaient les pèlerins, autour de l'église Saint-Saturnin, en contraste total avec la confrérie de la rive droite. En effet, les animateurs de cette association pieuse se recrutaient parmi les jardiniers, les artisans et les pêcheurs de Loire. Elle possédait sa chapelle, sa statue (toujours visible), ses vitraux historiés et son retable.
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Jean-Paul Sauvage |
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Au commencement
(presque...)
était l'hydrogène
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II y a une quinzaine de milliards d'années, en plein milieu de rien, concentrée dans un volume infiniment plus petit qu'un grain de poussière, surgit tout à coup une quantité d'énergie inconcevable, inimaginable.
II y a une quinzaine de milliards d'années, moins une centaine de secondes, une bonne partie de cette énergie s'était transformée en neutrons, protons, électrons, et autres corpuscules atomiques, puis ceux-ci s'étaient associés, avaient "fusionné", pour former les premiers atomes de matière : en gros ? d'hydrogène (1 proton et 1 électron) et 1/4 d'hélium (2 protons, 2 neutrons et 2 électrons), plus quelques "cousins", beaucoup moins nombreux, de la même famille (hydrogène "lourd", hélium "léger", etc.).
Mais comme la température avait beaucoup diminué — il ne faisait "plus que" 1 milliard de degrés environ - et comme les éléments en présence s'étaient éloignés les uns des autres et avaient perdu beaucoup de vitesse, ils ne pouvaient plus se combiner, "fusionner" en se percutant, pour former des corps plus lourds comme l'oxygène, le carbone, par exemple, et à plus forte raison du fer ou de l'uranium. Et on en resta là, provisoirement. |
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Puis apparurent les étoiles
Un milliard d'années, à peu près, passa. Petit à petit, tout comme l'attraction terrestre nous attire vers le sol, des atomes s'étaient regroupés en s'attirant mutuellement, et avaient formé des boules de plus en plus grosses, de 1 million à 1 milliard de km de diamètre (la terre a un diamètre de 12.756 km). Leur masse créait une attraction très forte et donc, en leur centre, une pression énorme et une température de plusieurs mil-lions de degrés. Et cela provoqua, comme au tout début, le regroupement de plusieurs petits atomes en un seul plus gros : la "fusion". Au début 2 atomes d'hydrogène fusionnèrent en 1 atome d'hélium. Mais dans l'opération il y a perte de poids, et ce poids perdu se transforme, selon la formule bien connue de ce cher Albert Einstein : E=mc2 (l'énergie pro-duite est égale au produit de la mas-se perdue par le carré de la vitesse de la lumière) en rayonnement, en chaleur, en énergie.
Les boules d'hydrogène et d'hélium se mirent à fabriquer de l'énergie, à la rayonner, elles devinrent lumineuses : les étoiles étaient nées.
II y a entre 100 et 200 milliards d'étoiles dans la Voie Lactée, notre galaxie, et à peu près autant de galaxies dans l'univers...
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Le soleil transforme
l'hydrogène en hélium et en énergie
Certaines étoiles importantes, où la température dépasse le milliard de degrés, fusionnent ensuite l'hélium en carbone, en oxygène, en fer. Puis viennent les autres éléments plus lourds. La Terre, qui contient ces éléments, provient donc des débris d'un "gros" soleil ancien qui a explosé après une vie accélérée, car notre Soleil actuel lui, "petite" boule, ne va pas plus loin que la fusion de l'hydrogène en hélium. Mais il prend son temps : il a déjà vécu 5 milliards d'années, et il a du combustible pour 5 autres milliards d'années.
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Chaque seconde il transforme 600 millions de tonnes d'hydrogène en hélium, et rayonne de l'énergie dans toutes les directions. La Terre, comme un petit pois situé à 100 m d'un Soleil de 1 m de diamètre, en reçoit moins de la cent millionième partie, dont elle renvoie une grande partie dans l'espace. C'est environ 1 kW par m2, à midi, en été, par temps très clair, qui parvient au sol. Cela représente 6.000 fois toute l'énergie consommée actuellement par l'humanité. En fait une petite partie seulement - 3 à 4% - est exploitable, surtout pour le chauffage. Indirectement l'énergie solaire crée égale-ment le vent, qui - quand il y en a - fait tourner les éoliennes de Beauce et d'ailleurs.
Comment stocker cette énergie solaire ou éolienne pour l'utiliser la nuit ou par temps calme, ou pour remplacer le pétrole qui s'épuise et que nous transformons en CO2 nocif ?
Ne pourrait-on pas reproduire sur terre cette fusion? Elle est bien plus propre et sûre que les réacteurs à uranium. Elle utilise un matériau universel. Elle fait vivre le soleil, la terre et nous avec.
Il existe une réponse à ces deux questions : l'hydrogène. Encore lui. Nous nous proposons de développer ultérieurement ces deux sujets.
Bernard maréchal
NDLR: Suite à l'article sur le CO 2 paru dans notre numéro de juin, nous avons reçu de deux lecteurs, que nous remercions, de longs plaidoyers, documentés, en faveur de sources d'énergie "écologiques". II s'agit de : Bernard O. Pierre, Association de Sauvegarde de la Sologne Rurale et Touristique 4, place de l'Eglise 41300 Theillay - 02 54 83 36 08. et du Père Gérard Gauthier, prêtre à La Ville aux Clercs. |
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Théo n’avait que quelques jours que déjà il souriait aux anges . Enfant, il rêva de voler comme Icare. Pensant qu’il pourrait voler de ses propres ailes, il s’élança du haut d’un mur de deux mètres pour atterrir tout contusionné dans le jardin en contrebas! Plus tard, il posa le doigt sur une guêpe mais la réponse ne se fit pas attendre…Parfois, il s’endormait sur ce qu’il trouvait de beau dans la nature : une fleur ou un cèpe qu’il venait de cueillir.
Adolescent, Théo continua à rêver que tout le monde était beau et gentil mais il avait très envie de changer la société.
La vie active le fit atterrir dans un monde pas tout à fait idyllique. N’avait-il pas trop rêvé en attendant que les autres apportent la solution à tous les problèmes de société ? Alors il prépara sa retraite, pensant qu’il n’avait plus le temps de se pencher sur l’instant présent. Il fit un autre rêve qui bousculait les grandes lignes d’une société éclatée à force d’être compartimentée…La famille retrouverait ainsi le sens de la solidarité.
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Chacun apporterait son savoir-faire ou son argent. On se rassemblerait par affinités d’âge ou de cœur dans une maison qui serait grande et fonctionnelle. Parmi les occupants, il y aurait bien sûr un médecin, un bricoleur, un jardinier, un intendant, une femme de ménage et les valides iraient faire les courses au supermarché du coin. Les problèmes de santé, de solitude ou d’intendance seraient réglés.
Mais rien ne se passa comme dans son scénario .…Il n’y avait pas de médecin dans sa famille pour soigner ses pathologies multiples! Depuis qu’Alexandrine « habitait rue du cimetière » comme on disait de ceux qui sont morts, il luttait chaque jour pour se prouver qu’il était bien vivant. Pour rompre sa solitude, il répondait aux invitations du club du 3ème âge, se félicitant d’être encore indépendant.
Matthieu et Antony ses deux petits enfants, venaient régulièrement s’asseoir à côté de lui sur le légendaire mur de pierre, et Théo de raconter sa propre vie…
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Gaby Leymarie
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C’est aussi « sainte Janie » dont le Mausolée de verre se trouve à Baillou dans le Perche. Elle fût tout à la fois philosophe, savante, poétesse, musicienne et grande spirituelle. Ce n’est pas une sainte selon le vocabulaire chrétien, mais elle l’est pour les musulmans dont elle est issue ; née dans un village kurde en 1906, elle décède en France en 1993.Depuis l’âge de 15 ans elle souffre de cécité totale. Elle mène alors une vie d’ascèse et de prière. |
C’est l’amour de Dieu et l’amour des autres qui guide sa vie. Les éditions Diane de Selliers nous retrace sa vie sous la plume de Leili Anvar. Le récit est truffé de phrases spirituelles : « Dieu est en chacun de nous, il n’est pas éloigné de nous…Accomplissez vos devoirs et confiez le reste à Dieu… Je m’en suis remise à sa volonté. » En définitive, un livre à lire avec un infini respect.
S.T. |
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Les échos de la création
résonnent à Blois |
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Le big-bang remis en cause ?
L’expansion de l’univers de plus en plus rapide ?
96% de l’univers encore à découvrir ?
Voilà quelques unes des questions débattues à Blois du 21 au 25 Mai lors des XIXèmes rencontres internationales de la cosmologie. George Smoot, prix Nobel de physique 2006, et Hubert Reeves ont, pour nous, levé un coin du voile sur le spectacle hallucinant de la cosmologie d’aujourd’hui.
George Smoot s’était très tôt étonné du paradoxe entre d’une part l’homogénéité de la « soupe initiale » à la suite du big-bang et d’autre part l’hétérogénéité de l’univers actuel qui se traduit, en particulier, par l’existence des galaxies, des étoiles et … de nous. D’où l’idée d’analyser le « fond diffus de l’univers » qui est l’écho du big-bang et dont la température est d’environ 3°Kelvin (-270°Celsius). |
Plus précisément, George Smoot a étudié les hétérogénéités de ce fond diffus et celles-ci (très ténues) sont apparues au fur et à mesure du perfectionnement des appareils et des méthodes de mesure. Aujourd’hui l’analyse se perfectionne avec la mise au point de satellites solaires : Cobé puis Planck.
Les astronomes dressent ainsi peu à peu la carte de l’univers comme jadis les géographes dessinèrent puis améliorèrent le planisphère terrestre au fur et à mesure des découvertes des navigateurs. Sur cette carte de l’univers, les amas galactiques apparaissent, mais il y a autre chose … Peu à peu la brume se dissipe et le paysage apparaît… La suite, l’année prochaine.
Gérard Vallois |
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Chez les A.F.C. du Loir-et-Cher |
A l'occasion de la fête des Mères, les Associations Familiales Catholiques de Loir-et-Cher se sont associées à la quête organisée par l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) au profit des mères en difficulté.
Le montant global de la quête du dimanche 3 juin 2007 s'est élevé à 1252 euros, qui seront reversés intégralement aux deux associations : Magnificat et Mère de Miséricorde.
Merci à tous les bénévoles qui ont donné de leur temps pour organiser cette quête, tous ceux qui ont quêté, et bien sûr, tous les généreux donateurs.
Alexis de Francqueville
Président de la fédération AFC de Loir-et-Cher
84, r. Barreau 41500 Mer |
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