NOTRE-VIE Mars 2007   Pages 1, 2 & 4
Voir les pages entières : survoler la page désirée : Page 1       Page 2       Page 4
 
La page 3
de chaque édition locale
est à voir sur le site du secteur correspondant (s'il est en ligne)
Consulter la carte
Ce magazine est aussi disponible
pour les mal-voyants
sur cassette audio à la
Bibliothèque Sonore

02.54.78.42.15
 

      Il y a 40 ans, à Pâques 1967, Paul VI publiait sa seconde encyclique. « Encyclique », un mot grec qui veut dire tout simplement lettre circulaire, en l’occurrence une lettre adressée non seulement aux évêques, aux catholiques, aux chrétiens, mais aussi à tous les hommes de bonne volonté. Une lettre à propos du développement des peuples : « Le développement des peuples, tout particulièrement de ceux qui s’efforcent d’échapper à la faim, à la misère, aux maladies endémiques, à l’ignorance ; qui cherchent une participation plus large aux fruits de la civilisation, une mise en valeur plus active de leurs qualités humaines ; qui s’orientent avec décision vers leur plein épanouissement, est considéré avec attention par l’Église. »

      Je viens de la relire : malheureusement son regard sur la situation dramatique de tant d’habitants de la planète n’a pas pris beaucoup de rides. La préoccupation est toujours d’actualité. Son attention à « la question sociale qui est maintenant une question mondiale », paraît même avoir eu un peu d’avance sur beaucoup d’analyses. Son plaidoyer en faveur d’une équité dans les relations commerciales mondiales est toujours d’actualité. Mais je laisse le lecteur curieux aller lui-même regarder ce texte qu’on trouve sans problèmes sur « le net » (www.vatican.va).

Le développement

est le nouveau nom

de la paix

Faim et développement  

    En la relisant, pris d’un brin de « désabusement », je me suis demandé si ce texte lucide avait servi à quelque chose, avait changé quelque chose de la face du monde. Et finalement ma réponse est oui ! Et je pense à deux exemples proches.
  Les termes de « travailler pour le développement » se sont substitués, ou au moins ajoutés, aux termes de « lutter contre la faim ». En France le « Comité catholique contre la faim » est devenu le « Comité catholique contre la faim et pour le développement » (CCFD).
        Ce n’est pas qu’une mode de langage, c’est un changement de regard. Permettre à toute l’humanité de manger correctement n’est pas une question d’exportation de surplus, ou même une question de mécanisation agricole ! L’encyclique insistait pour dire que le développement ne peut être que « intégral », qu’il ne peut se réduire à une liberté de commerce ou au développement technique. Je me souviens que dans ma collection de timbres des années 1960 il y en avait un qui montrait un africain sur un tracteur et promettait l’alimentation pour tous dans les 10 ans… C’est le timbre qui a pris un gros coup de très vieux !

Le rôle déterminant du scoutisme   

     Je me souviens aussi que, coïncidence non préméditée, se trouvaient à Rome à Pâques 1967 plusieurs milliers de responsables des scouts et des guides de France en « journées nationales ». J’étais encore un peu jeune pour en être, mais dans les années suivantes l’appel de Paul VI pour travailler au développement de tous les hommes et de tout l’homme a profondément marqué ces deux mouvements qui n’en sont plus qu’un. J’ai pu voir à l’œuvre le travail du scoutisme pour le développement sur la planète, par une éducation globale et une implication dans les communautés humaines locales. Les scouts catholiques ont eu, et ont, en la matière un rôle d’entraînement déterminant.
       « Si le développement est le nouveau nom de la paix, qui ne voudrait y œuvrer de toutes ses forces ? » Ainsi se concluait Populorum Progressio. En ces quarante dernières années la mobilisation attendue de tous a-t-elle eu lieu ? Peut-être pas encore de tous, et pas assez. Mais on peut, et on doit, encore monter dans le train ! Dans notre pays les élections qui approchent offrent une occasion de réfléchir sérieusement à ces questions et de passer à des actes concrets. La réflexion de Paul VI que ses successeurs n’ont cessé de poursuivre peut toujours apporter une belle contribution au débat.

François Cordier

 

 

        Les Roms sont un peuple éclaté sur le continent Européen aux environs de l’an mille.  Leur arrivée y est attestée dès le 15ème siècle. Ils se sont fragmentés, au fil des ans, en groupes multiples. Aujourd’hui on retrouve les Manouches  en France, les Roms en Europe Centrale, les Sintis en Allemagne, les Gypsies dans les îles Britanniques ou les Gitans en France et en Espagne. On a coutume de les nommer : « Gens du Voyage ».

        En Europe 90% d’entre eux sont sédentaires et nous faisons souvent l’amalgame entre une situation, le nomadisme et une population, les Roms.

        En France, ils sont estimés entre 250 000 et 350 000, en majorité Gitans ou  Manouches. L’expression « Gens du Voyage » concerne aussi les forains qui eux, ne sont pas forcément Gitans ou Manouches.
Les Roms migrants ne sont pas des Gens du Voyage ! Au nombre de 5000 en France, ils sont pour une majorité d’entre eux, de nationalité roumaine, fuyant le racisme et la discrimination en Europe Centrale et Orientale. Ils sont contraints, en France, de vivre dans des caravanes et des bidonvilles. Leur situation s’apparente à celle des sans-papiers.

Roms, Gitans, Manouches

Citoyens . . .
à part entière ?

Le projet-phare du CCFD
pour 2006-2007


Les terrains d’accueil
        Les lois Besson ( 1990 et 2000) imposent à toute commune de plus de 5000 habitants la réservation de terrains aménagés pour le passage et le séjour des gens du voyage. Alors que tout semblait s’arranger, la réalité est toute autre…les délais d’aménagement de ces terrains sont toujours repoussés et alors que la loi prévoyait l’ouverture de tous les terrains pour fin 2002, aujourd’hui très peu sont encore construits.
haut de page
La scolarisation des enfants
      La participation scolaire est dramatique. Selon les estimations du ministère, en 2001, seuls 15 à 20% des enfants en âge d’être au collège le fréquentaient. Les mauvaises conditions de vie : absence d’eau, d’électricité, aires d’accueil non équipées, empêchent les enfants d’aller à l’école.
Le logement
         La caravane n’étant pas reconnue ils ne peuvent ni bénéficier de l’allocation logement, ni accéder au fonds social logement (FSL). L’accès aux prêts immobiliers est beaucoup plus cher ( de 20%).
Se déplacer
          Le carnet de circulation est une obligation spécifique pour les gens du voyage.  Ils sont tenus d’avoir une commune de rattachement et ne peuvent s’inscrire sur les listes électorales qu’après trois ans de rattachement à cette commune.
La scolarisation des enfants
      La participation scolaire est dramatique. Selon les estimations du ministère, en 2001, seuls 15 à 20% des enfants en âge d’être au collège le fréquentaient. Les mauvaises conditions de vie : absence d’eau, d’électricité, aires d’accueil non équipées, empêchent les enfants d’aller à l’école.
La mission du CCFD
      Le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement a pour objectif premier de soutenir les projets de partenaires dans 80 pays du monde , son deuxième objectif concerne l’éducation au développement sur le territoire national. Pour la deuxième année, le CCFD  propose donc, grâce au thème: « Roms, Gitans, Manouches, citoyens à part ….entière », de continuer à découvrir une population si mal connue.
Osons la rencontre,
samedi 24 mars de 15 h à 21h
         en participant au « Bouge ta planète » à Blois, salle Dorgelès, rue Roland Dorgelès ( quartier Quinière). Cela s’adresse à tous, enfants, ados et adultes. Un spectacle  de vie avec le groupe « Nomad’s land » pour les plus jeunes, une table ronde : «  Roms, Gitans , Manouches, des citoyens à part…entière ? »  pour les adultes.

        De nombreux outils d’animation sont disponibles au CCFD pour connaître les réalités de vie d’enfants, de femmes et d’hommes qui vivent à nos côtés, des citoyens français qui peinent à faire respecter leurs droits.

Pour tout renseignement :
CCFD   5, rue d’Artois à Blois  (s’adresser à
Chantal Lahouste au 02.54.74.04.02
ou M.Ange Coly au 02.54.81.31.80 )
Sites à consulter :
www.a-part-entiere.org 
www.nomad-land.com

Marie-Ange Coly

 

 
 
Événéments et Foi

Sélectionner les embryons :
fou et irresponsable

 

       Jugement particulièrement sévère de Didier Sicard,  le président du Comité national d’éthique «Au XXIe siècle, que la naissance d'enfants hémophiles soit, du fait des progrès de la science, considérée comme éventuellement inacceptable est bouleversant. » « Je suis persuadé que si la France avait été confrontée, à l'occasion d'un régime nazi à des pratiques eugénistes similaires, elle répugnerait aujourd'hui à s'engager sur une pente particulièrement dangereuse.» «C'est à la fois fou et irresponsable. » (Interview au journal Le Monde du 3 février 2007)
haut de page

Le KGB contre Pie XII

       Le Lieutenant Général Ion Mihai Pacepa, ancien officier supérieur du KGB, vient d’avouer qu'en 1960, Khrouchtchev avait approuvé un plan destiné à déstabiliser l'Eglise catholique. Il s'agissait de lancer une campagne contre Pie XII en l'accusant de liens avec le nazisme. C'est ainsi que la pièce de théâtre de Rolf Hochhuth  "Le Vicaire", parue en 1963, avait été commanditée par le général General Ivan Agayants, chef du département de la désinformation au KGB. C'est la première fois qu'un ancien officier supérieur de l’espionnage soviétique avoue cette machination.  Le Père Gumpel, responsable de la cause de béatification de Pie XII au Vatican a confié à l’Agence de presse Zénith : « Ces révélations confirment ce que nous savions depuis longtemps…cependant nous ignorions que Hochhuth a été influencé par les soviétiques d’une manière aussi explicite ».

Le prêtre le plus vieux du monde

 

       Il a aujourd’hui 110 ans ! Prêtre diocésain depuis 74 ans, le père Nicolas Kao Shi Qian est entré chez les trappistes à 75 ans. Il y a prononcé ses voeux perpétuels à 100 ans ! Né en 1897, ce prêtre chinois livre le secret de sa longévité :  « Je ne fume pas,  je ne m’énerve pas,  je ne bois pas,  je ne mange pas trop,  je n’arrête pas de prier,  je n’arrête pas de faire du sport ». Il récite son chapelet – ce n’est pas une garantie de longévité - depuis bientôt 74 ans. « Je le récite tous les jours et de nombreuses fois.»
haut de page

« Matin plus »

       C’est le nouveau quotidien gratuit distribué à Paris aux portes du métro. C’est le quotidien « Le Monde » qui en assure la parution. En page 26 du 7 février (n° 2) on y trouve « la » rubrique religieuse.  C’était la fête de la Bienheureuse Eugénie, sœur Marie de la Providence. Après une courte biographie de la bienheureuse, suivent une  pensée spirituelle et une courte prière qu’avait l’habitude d’adresser à Dieu la bienheureuse : « Mon Dieu, vous êtes ma providence. Ah ! si je pouvais être aussi la vôtre ! » . Et ainsi en sera-t-il tous les jours de l’année. Le fait religieux a droit de cité au « Matin plus ».

Les églises lyonnaises
contre le mariage homosexuel

      Des responsables des cultes catholique, protestant, orthodoxe, juif, musulman et arménien de la région lyonnaise se sont déclarés totalement opposés au mariage homosexuel et à l'homoparentalité. Dans un texte commun du 6 février ils déclarent : "La question se pose aujourd'hui de savoir si la loi peut autoriser le mariage de deux personnes du même sexe. Il ne s'agit pas là d'un simple débat de société mais d'un choix majeur, sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Ce n'est pas un cadeau à faire aux générations futures…Une institution aussi essentielle (que le mariage) ne peut être soumise aux fluctuations des courants de pensée. ". Le texte est signé, entre autres, par le cardinal Philippe Barbarin, le Grand rabbin Richard Wertenschlag et le recteur de la mosquée Kamel Kabtane.

Carême irlandais

       L’Eglise catholique demande aux Irlandais de renoncer à la Guinness - la trop fameuse bière nationale – au cours du carême. Inquiets du niveau d’alcoolisme des fidèles, les évêques irlandais ont fait lire dans les églises une lettre pastorale pour encourager les Irlandais à abandonner la Guinness et le Whiskey pendant cette période de jeune et de pénitence. Hors la grande fête irlandaise, la Saint Patrick, tombe en plein carême…!

 

Solidarité familiale

Selon une enquête du Credoc, neuf français sur dix ont reçu une aide de leur famille au cours de l’année. Parmi eux, 12 % ont bénéficié d’un prêt, 15 % d’une participation financière pour un achat et 5 % ont reçu un héritage par anticipation dans le cadre prévu par la loi. Décidemment, la famille comme cellule de base de la société se défend encore bien …

 

 

Les évêques de France

et les élections.

      

      A la veille d'échéances électorales importantes pour notre pays, les évêques   attirent l'attention sur un certain nombre de valeurs essentielles. Ils invitent les communautés catholiques, les responsables politiques et l'opinion publique à prendre le temps de la réflexion et du dialogue sur les enjeux des ces élections.
      « Il est du devoir de l’Eglise d'apporter sa contribution au bien de la société en proposant sa réflexion et l'engagement politique de ses membres » a souligné le Cardinal Jean-Pierre Ricard lors de l'Assemblée plénière de Lourdes en novembre dernier.

Deux documents ont été élaborés pour soutenir cette réflexion :

« Perspectives pour une société
plus juste et fraternelle »
(1)

       « Nous avons la chance de vivre en démocratie dans un état de droit. Voter est une liberté que bien des hommes n'ont pas. Notre vote doit être précédé d'une réflexion et de débats qui nous permettent de définir le monde que nous voulons et d'en préciser les contours pour les années à venir ».Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen et Président du Conseil pour les questions familiales et sociales.

Ce dernier document propose des pistes de réflexion. Il peut être étudié de façon individuelle ou en équipe. « Nous souhaitons en effet que les catholiques, de façon personnelle et collective, aient vraiment conscience que leur action dans la société fait partie de leur vocation de chrétien qui est de participer à la transformation du monde selon l'esprit de l'Évangile », précise Mgr Descubes. Il peut être travaillé en trois rencontres, correspondant aux trois volets du document. L'échange doit permettre de s'éclairer les uns les autres en reliant vie de foi et vie en société.

« Qu'as-tu fait de ton frère ? »

      « A travers ce message, nous voulons réveiller le sens humain et spirituel de la fraternité. Pour cela, nous avons retenu cette interrogation fondamentale…C'est une question fondatrice qui signifie : "Réveille en toi le sens de la fraternité". C'est tellement difficile de faire place aux idées et aux besoins de l'autre et pourtant, on devient humain les uns avec les autres, les uns pour les autres, jamais les uns contre les autres. Bien d'autres interrogations sous-tendues par cette question : "Que fais-tu de cette démocratie ? Que fais-tu de ton pays ? Que fais-tu des autres pays ? Que fais-tu de ta famille?" Mgr Pontier, évêque de Marseille et vice président de la Conférence des évêques de France.

 

Pour commander ce document :
6 euros, 34 pages.
C.E.F. 106, rue du Bac, 75341 Paris cedex 07
tél. 01 45 49 66 36.

(1) Voir la rubrique « actualités » sur
le site du diocèse

 
 

« Je ne te condamne pas »

Evangile du dimanche 25 mars 2007
Saint Jean (8, 1-11) - 5ème dimanche de Carême

       C’est un des épisodes les plus connus de la vie de Jésus. Les scribes et les pharisiens, toujours à l’affût d’un blasphème de Jésus le mettent en présence d’une femme adultère. C’est par lapidation, jusqu’à ce que mort s’en suive, que la loi juive punissait ce péché. Nous nous attendons à ce que Jésus ait à choisir entre le respect littéral de la Loi ce qui signifie la mort de la femme, et le désaveu de la Loi, qui constituerait aux yeux des juifs orthodoxes un horrible blasphème. Mais Jésus place sa réponse sur un autre plan qui prend ses agresseurs de court : Oui la femme a péché. Mais un pécheur peut-il condamner un autre pécheur ?
Chacun est confronté à sa conscience.Mettant en parallèle son propre péché et celui de la femme, il renonce à jeter la première pierre.
L’évangéliste constate alors qu’aucun ne s’est senti en mesure d’appliquer la loi !
Jésus qui, pendant toute cette scène est resté penché sur les dessins qu’il trace sur le sol, se relève. Il est seul avec la femme. « Moi non plus je ne te condamne pas ». Jésus ne sera pas celui qui jette la pierre. Mais il n’approuve pas pour autant le péché commis par la femme : « Va, ne pèche plus ».

Michel Gamby

  Il est assis à la droite de Dieu

      Difficile de parler de la droite, comme de la gauche d’ailleurs, en ce mois de Mars 2007. Les lecteurs voudront bien excuser cette rencontre inattendue entre les articles du « Je crois en Dieu » et les élections françaises. Au temps du Christ les valeurs de force et de pouvoir étaient représentées par la main droite qui tenait le glaive. Ceux qui étaient à droite du Prince étaient protégés par cette main. Ils étaient alors en sécurité et pouvaient goûter les joies et les privilèges des amis du pouvoir. Dans un registre affectif qui correspond davantage à notre temps on aurait peut- être dit que le Christ est assis à la gauche de Dieu car la gauche est le côté du cœur. On a gardé la symbolique des temps anciens. Peu importe la gauche ou la droite. L’important c’est l’expression de cette exaltation du Christ. Saint Etienne mourant voit « la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu ». Il peut alors s’écrier « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ». Actes 7/56-59. Un homme est désormais associé a la pureté, à la lumière, à la sainteté, à la puissance de vie, à la richesse d’amour de Dieu. Et c’est dans ce rayonnement qu’il est présent parmi nous. Les icônes byzantines sont aussi nécessaires que les crucifix pour suggérer les richesses du mystère du Christ.

C.P.
 
 

 

Qu’as-tu fait de ton frère ?

en Loir et Cher

      Dans le cadre des prochaines élections nationales et en écho au message des évêques (voir ci-dessus), l’Inter-Mouvement d’Action Catholique Spécialisée (ACS) (1) a réuni plus de 100 personnes pour échanger et partager sur 7 thèmes issus de leur message : Recherche du bien commun, Unité nationale, La Nation française en Europe, la Famille, le Travail et l’Emploi, la Mondialisation et l’Immigration, l’Environnement et l’Ecologie.

 

Des idées fortes, des convictions, des propositions on été exprimées, comme :

  • Limiter l’assistanat et rendre les personnes utiles et responsables ;
  • L’unité nationale ne se fera qu’autour de projets de solidarité ;
  • Réconcilier les Français avec l’Europe ;
  • Que la politique du logement permette une habitation digne pour chacun (y compris les personnes âgées ou retraitées) et entre autre l’indexation de l’allocation logement sur le prix des loyers ;
  • Que la taxe d’habitation soit perçue sur tout logement, même inoccupé ;
  • Valoriser les formations qui débouchent sur des métiers ;
  • Accompagnement des parents dans les choix scolaires et l’orientation professionnelle ;
  • Transparence et contrôle parlementaire de l’aide aux pays en voie de développement ;
  • Que les subventions nationales aux pays aidés soient décentralisées pour être distribuées au plus près de leur utilisation ;
  • Promouvoir la scolarisation et l’alphabétisation des filles et des femmes, moteur du développement du pays
  • Réduire à néant les maffias

haut de page
Certains participants ont regretté que l’Episcopat n’ait pas pris en compte l’Environnement et l’Ecologie. Parmi les expressions, il a pu être noté :
  • Rationaliser les transports pour éviter les super – flux.
  • Soutenir les productions bio, l’agriculture raisonnée, les marchés locaux.

 

Une réunion de partage et de débats le 26 mars

Au-delà des partages, échanges qui pourront se poursuivre en mouvements, structures paroissiales, et autres formes de groupements, il a été décidé de continuer et d’approfondir le débat pour exprimer des priorités, voire des exigences aux candidats qui solliciteront nos suffrages.

Ainsi, l’inter mouvement d’ACS  prévoit une rencontre de partage, débats, échanges : Le 27 mars 2007 à la Maison Diocésaine, 1 rue de Berri à Blois, de  18h45 à 21h30

 

(1) Action Catholique des milieux indépendants, Action Catholique Ouvrière, Chrétiens en Monde Rural, Mouvement Chrétien des Cadres, Mission Ouvrière, avec l’Apostolat des Laïcs

 
 

Témoignage

Le cheval de Francis

ou la charrue avant les boeufs

          C’était au désert, dans une oasis saharienne. Francis y  avait un jardin et visitait des nomades aux alentours. Il avait remarqué la beauté racée de leurs chevaux, rêvait de promenades à cheval dans le désert, et en  acheta un ;ainsi pourrai-je, se disait-il, rendre visite à mes amis sous la tente... Il fallut bien sûr le nourrir et  au plus vite. Ce pur-sang racé fit grise mine devant de la paille coupée menu à se mettre sous la dent. Mis au piquet,  corde au cou, tournant en rond, il eut tôt fait de tondre ces quelques mètres carrés de brins d’herbe à ses pieds. Francis en eut le cœur serré. Le voyant efflanqué, il se dit : Je vais  semer du gazon. Ce qu’il fit. L’arrosage quotidien et le tourniquet n’eurent pas raison d’une canicule impitoyable. Le pauvre cheval tirait la langue. Que faire ? Qu’à cela ne tienne, je vais creuser un puits : des rigoles arroseront le gazon, mon cheval aura de l’herbe fraîche. Et le voilà, pelle et pioche en main, mouillant la chemise, creusant, retournant la terre, pour chercher l’eau ; véritable course contre la montre : jour après jour, le cheval dépérissait...


Malheureusement, notre ami n’avait pas compté avec la terre sablonneuse et friable. Un matin, ce fut le désastre. Dans la nuit, le puits s’était effondré. Catastrophe ! Les bras lui en tombèrent. Quelle honte ! Que va-t-on penser : voilà un homme qui a commencé un travail et n’a pas pu achever. Alors, ni vu ni connu, pense-t-il. le champ est labouré, le cheval revendu, le puits éventré est comblé, la terre égalisée. Ouf ! Cependant, nul n’était dupe : le  monceau de terre remuée, formait un petit tertre, qui signalait malgré tout, une tombe... à ne pas interroger. Qu’elle enfouisse à tout jamais ce projet mort-né. Hélas, amis et voisins de s’esclaffer :: Francis ! espèce de... , tête sans cervelle! Tu as fait tout à l’envers. – « ben quoi ? » – « Tu as mis la charrue avant les bœufs ! » – « comment ? » - « Ne devais-tu pas d’abord commencer par creuser le puits ? » – « Et alors ? » – « Regarde bien comment s’y prennent les gens du pays.
Sans faire de coffrage ni couler du ciment, ils commencent par le haut, pierre après  pierre, bien ajustée et soudée l’une à l’autre, ils creusent et bâtissent une tour inversée et descendent ainsi jusqu’à ce qu’ils trouvent l’eau, au fond du puits. Au début, l’eau est un peu trouble, elle se clarifie peu à peu. Cette eau va désaltérer  hommes et bêtes et irriguer les jardins. Cette tour à l’envers, que l’on construit de haut en bas, ça ne te rappelle rien ? » - « hmm... » - « Ces hommes qui avaient un grand projet, à l’inverse du tien : bâtir une tour jusqu’au ciel, avec leurs seules ressources humaines ; elle s’est effondrée.. S’ils avaient, dans l’humilité, creusé des fondations, pour aller à la Source, leur projet n’aurait-il pas abouti ?.
Rappelle-toi aussi cet homme assis sur la margelle d’un puits, qui s’entretenait avec une femme et lui demandait à boire : le puits était profond, mais il y avait là une source... Au seuil de cette année, tu as de beaux projets en tête. Ne devrais-tu pas commencer par t’asseoir, descendre au plus profond de toi-même, faire silence et écouter cette eau qui murmure en toi ? Francis commença alors par s’asseoir, méditatif, creusa dans son cœur profond et entendit le clapotis d’une source qui lui  murmurait : « donne-moi à boire ».
Frère Pierre (Magdala)
histoire vécue. Par discrétion, les noms de lieux et des personnes ne sont pas précisés
 
 

Ces saints qui ont jalonné
l'histoire de l'Europe

Brigitte de Suède, la visionnaire

       Apparentée par sa mère à la famille royale de Suède,  elle nait en 1303 dans une famille très chrétienne près de Stockholm. Brigitte fut mariée à 13 ans, c’était les mœurs de l’époque, à Ulf Guodmarsson, beau jeune homme de dix-huit ans. Elle donna naissance à quatre garçons et quatre filles : trois moururent en bas âge. Jusqu’en 1340, elle s’occupe de l'éducation de ses enfants. Elle est la mère de sainte Catherine de Suède. Grande dame de son temps, elle traite avec les papes, les rois et tous les grands de ce monde. Très charitable, elle fait construire sur son domaine un bâtiment pour les pauvres et les malades qu'elle soigne elle-même, accompagnée de ses enfants.
      En 1341, Brigitte et Ulf, fidèles à une tradition familiale, partent pour Saint Jacques de Compostelle. Au retour, Ulf tombe malade à Arras et trouve refuge à l'abbaye d'Alvastra où l’un de ses fils était moine. Il y meurt en 1344. Veuve, Brigitte s’installe dans une dépendance de l’abbaye où commencèrent ses « Révélations » qu’elle eut jusqu'à sa mort. Elle fonde un Ordre monastique mixte (l’Ordre du Saint-Sauveur, vers 1346) qui existe toujours.

Les Révélations
On peut distinguer quatre cycles dans ses Révélations (1)

        1/ Le cycle suédois (1344-1349) qui s'accompagne de missions auprès des nobles et du clergé. Ce sont des révélations mariales, ecclésiales et politiques et notamment en faveur de l'ouverture d'une seconde année sainte à Rome, ce qui sera suivi d’effet.
        2/ Le cycle italo-romain. Brigitte vient en Italie pour le jubilé de 1350, dont l’ouverture a été prononcée par le pape Clément VI. Visions à Milan,  à Saint-Pierre de Rome : ce sont des appels répétés pour le retour définitif du pape d’Avignon à Rome.
        3/ Le troisième cycle a lieu de 1364 à 1370 lors des pèlerinages de Brigitte dans divers sanctuaires d'Italie et particulièrement à Assise, la patrie de saint François.
        4/ Le cycle de Terre sainte (1371-1373). Ce sont des révélations sur la vie du Christ : la Passion, au Saint Sépulcre ; la Nativité, à Bethléem ; la vie de la Vierge, dans la grotte de Jérusalem.

        Rentrée à Rome en 1373, Brigitte y meurt. Le 7 octobre 1391, Boniface IX la canonise. Dans une lettre, à l’occasion du 6e centenaire de sa canonisation, Jean-Paul II écrivait « L’urgence missionnaire qui illumina sa vie itinérante du nord au sud du continent européen fait d'elle un exemple à imiter surtout dans l'œuvre de la nouvelle évangélisation en Europe ». Sa fête est fixée le 23 juillet, jour anniversaire de sa mort.

 

Sylvain de la Tourrasse

 

(1)  Editions  Les Belles Lettres : « Les révélations » de Brigitte de Suède. Extraits traduits du latin. Janvier 2006. Livre broché. 27 € (Les belles lettres .com)
 
 

Les CASTORS LIGÉRIENS

        Elle doit bien peser vingt cinq kilos. La grosse mère castor et son jeune ne se quittent pas et jouent. Ils se poursuivent, plongent, s’éclaboussent. Un autre adulte, très clair, s’éloigne vers l’amont tandis qu’un subadulte, sur la rive entreprend de méticuleux soins de fourrure.

        Canada ? Pologne ? Plus simplement Montlivault le 14 août dernier.
        Le castor d’Europe (Castor fiber) existe bel et bien. Il était même si commun voici quelques siècles qu’il était devenu viande de carême à cause des écailles que la nature a bizarrement imprimé sur le cuir nu de sa large queue plate. Mais c’est surtout le commerce des peaux et celui du castoréum (1) utilisé en pharmacie et en parfumerie qui amènera l’espèce au bord de l’extinction totale. Voici un siècle, le castor européen n’existait plus que dans quelques foyers relictuels en Pologne, Russie et sur la basse vallée du Rhône. C’est à partir de cette population, localement protégée dés 1909, que fut réalisé l’ensemble des opérations françaises de réintroduction.

        Celle qui intéresse le bassin de la Loire date d’une trentaine d’années. Elle était d’initiative associative et s’appuyait sur des notions :
- historiques, les noms des rivières attestant le caractère autochtone de l’animal : Bièvre est la réplique exacte de son ancien nom tandis que Beuvron signifie : « rivière à castors ».
- scientifiques, en assurant à une espèce menacée une aire de distribution plus large.
- pédagogique, l’espèce se prêtant bien à l’étude des sciences de la nature.
- humaniste, en permettant à l’homme de jouir d’un environnement un peu moins dégradé.

        Il s’agit du plus gros rongeur Européen, avec quelques particularités anatomiques marquantes. Sa queue bien sûr, qui sert de propulseur lors de la nage immergée mais aussi d’alarme lorsque qu’elle claque violemment la surface de l’eau. Ses pattes arrière entièrement palmées qui permettent la nage en surface. Et puis ses mains dont un des doigts s’oppose aux autres, assurant des manipulations fines et rapides.

        Le castor vit en famille, un couple et ses jeunes de deux années successives, sur un territoire d’environ trois kilomètres de rivière. Il s’y nourrit de végétaux herbacés et ligneux en laissant sur les berges de très caractéristiques souches qui donnent naissance à de vigoureux rejets qui seront à leur tour consommés. Les essences ligneuses les plus fréquemment exploitées sont les saules et les peupliers, mais aussi le noisetier et les cornouillers.

        Les barrages sont moins spectaculaires et plus rares qu’avec l’espèce nord-américaine mais ils existent. Edifiés sur de petites rivières, leur rôle est de maintenir immergée l’entrée du terrier lors des étiages. Le plan d’eau qui en résulte, lorsqu’il ne gêne pas les riverains, s’avère profitable à la faune des rivières, et en premier lieu les poissons.

        La coupe de peupliers de culture est la seule réelle nuisance que l’on puisse craindre de cette espèce. Elle ne concerne que les arbres situés à moins de trente mètres de l’eau, et d’autant plus que la végétation arbustive du secteur aura été éliminée. Cependant, un certain nombre de moyens de protection simples et efficaces existent, à commencer par le classique manchon de grillage.

        A partir des douze animaux réintroduits près de Blois, l’espèce s’est répandue sur l’ensemble de la Loire et colonise actuellement les affluents. Elle compte aujourd’hui plusieurs milliers d’individus dans le bassin ligérien. « Le degré de civilisation se mesurera à la quantité de nature sauvage que l’homme aura réussi à préserver » disait l’artiste suisse Robert Hainard. Tel est en effet l’enjeu des réflexions fondamentales qui agitent actuellement notre société, que ce soit au sujet du réchauffement climatique, du développement durable ou de l’ours dans les Pyrénées. Notre bièvre, lui, est déjà de retour.

Dr Jean-Pierre Jollivet

(1) Produit gras et odoriférant, sécrété par une glande, permettant au castor d'imperméabiliser sa fourrure et de marquer son territoire.

 
 
Université d’été du Roucas


La mondialisation :
comprendre et agir

2 juillet- 9 juillet

          La mondialisation, le développement durable, les migrants, 1/5 de la population mondiale consomme les 4/5 des ressources de la planète : autant de questions qui nous interpellent, et pas seulement en tant que chrétiens.
          Une semaine de réflexion est proposée : comprendre et agir pour humaniser le monde que nous allons transmettre aux générations futures. Dans le cadre magnifique de N. D. du Roucas, à Marseille, du 2 juillet (soir) au 9 juillet 2007(matin) et dans un climat oecuménique cette année.

Programme
Approche historique de la mondialisation – Un processus engagé depuis longtemps - Existe-t-il une spécificité chrétienne sur la mondialisation ? - Ce que la théologie apporte de nouveau - Réflexion éthique : solidarité, options économique et financière, dialogue culturel et religieux

Intervenants
Père J C Lavigne (Spécialiste de la doctrine sociale de l'Eglise, Economie et Humanisme) - G. Brochier (historien du XXème siècle) et H. Fondecave (Economiste,"Repères dans une économie mondialisée") Le document de base est : "Dialogue pour une terre habitable"

Renseignements généraux
Université d'été du Roucas : organisée par la Province de Tours.
Tracts dans les églises, à la cathédrale, à la Maison Diocésaine et Services de Formation
Secrétariat : François de Closets,
101 rue Boisdenier  - 37000 Tours
Tel : 02 47 05 45 67    E-mail : fclosets@free.fr

.
haut de page

ÉCHOS
Pélerinage militaire international
Lourdes - 11 au 13 mai 2007

Correspondant pour Blois : Pierre Masson
11 rue Duguay Trouin, 41000 Blois
Tel   02  54 43 20 60
Inscription avant le 1er avril 2007.
Train au départ de Blois.

 

 Secours catholique
Accueil familial de vacances
La délégation du Secours catholique organise comme tous les ans des séjours de 3 semaines de vacances en partenariat avec le Havre et Nevers pendant les mois d’été, au profit des enfants défavorisés. Pour cette année les dates en sont fixées :  - Le Havre : 9 juillet-30 juillet.  Nevers : 10 juillet- 31 juillet.
Vous êtes intéressés, contactez Monique au Secours Catholique, 84 av. de Verdun, Blois. Tel : 02 54 78 16 43.
 
Hospitalité diocésaine et brocantes

Comme l'an dernier, l'hospitalité diocésaine fera 2 brocantes à Blois, les dimanches 10 juin et 9 septembre. Les objets donnés par et pour l'Hospitalité diocésaine seront vendus sur un stand de la brocante du Mail de Blois, au bord de la Loire,  pour permettre ainsi à davantage de malades de se rendre avec l'Hospitalité diocésaine  en pèlerinage à Lourdes.
Préparez vos objets à donner et contacter l’Hospitalité, 1 rue de Berri à Blois. Tel 02 54 57 26 53