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de la presse locale chrétienne :
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L'écologie chrétienne
     
      Le 11 février 2005, dans sa dernière lettre adressée aux évêques français (lettre centrée sur la laïcité), Jean-Paul II encourageait les chrétiens à participer aux grands débats de la cité. Lui, si proche de la fin, énumérait les domaines qui méritaient d'une manière particulièrement pressante la mobilisation des chrétiens. Dans cette liste figure, après la défense des droits fondamentaux et de la dignité humaine, de la justice et de l'équité... la protection de la planète! Dès 1979, il donne un saint patron à l'écologie et pas un des moindres : Saint François d'Assise!

      Dans l'encyclique « Centesimus annus » (1995) il écrit " L'homme, saisi par le désir d'avoir et de jouir plus que par celui d'être et de croître, consomme d'une manière excessive et désordonnée les ressources de la Terre et sa vie même. "

      Au cours de son Message pour la célébration de la Journée mondiale de la paix, en janvier 1999, il fait part de ses inquiétudes et des réflexions que lui inspire la crise écologique mondiale. Le 10 juin 2002, en com pagnie du patriarche Bartholomée Ier, il signe une déclaration commune pour la sauvegarde de l'environnement, déclaration dite de Venise. Le ton de ce document officiel est alarmant l'eau, l'air et la ter re sont les éléments vitaux les plus touchés par une dégradation générale. Le constat est sans appel : l'homme détruit l'harmonie originale de la Création.

    
    
      Les racines de l'écologie chrétienne sont dans l'Écriture Sainte. C'est dans la Genèse que se trouve inscrit le mode naturel de la re lation entre l'homme et la création. Une lecture trop rapide peut faire croire - certains l'ont fait - que se trouve clans le récit de la création l'origine de la domination inconsidérée de l'homme sur la nature. C'est le contraire ! « l'Eternel Dieu prit l'homme et le plaça dans le jardin d'Eden pour le cultiver et le garder » (Gn 2-15) . Cette phrase de l'Ecriture est fondatrice Dieu place l'homme au centre de la création et lui donne voca­ tion à la cultiver, à l'entretenir, la préserver. L'homme a la création en dépôt. Il doit lui conserver son caractère propre, il doit la dé velopper et la transmettre clans son intégrité aux générations futures.

      La question est de plus en plus vitale pour la planète. Chaque jour des constats alarmants nous talonnent. Depuis une bonne cinquantaine d'années l'écologie n'a cessé, à juste raison, de prendre une place de plus en plus importante dans les débats politiques et sociaux. Tout candidat à quelque élection que cela soit se doit d'avoir une philosophie sur les problèmes d'environnement et de développement durable.

      Pour un chrétien, la question écologique n'est pas séparable de sa vie spirituelle, ni de ses choix sociaux et politiques. Elle doit y tenir une grande pla ce. Doivent être bien souvent remis en cause les fondements im plicites de nos sociétés consuméristes occidentales. Nous vous renvoyons, amis lecteurs, au précédent éditorial de Notre Vie sur ' Le vote des chrétiens ».

Sylvain de la Tourrasse

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ILes 60 ans du Secours Catholique

      Pour faire face à la misère engendrée notamment par la guerre, en 1946, l 'abbé Jean Rhodain a fondé le Secours catholique. Cet te année nous en fêtons le soixantième anniversaire. La délégation du Loir-et-Cher a fêté l'événement le 21 octobre à l'Espace Chavil à Chailles. Plus de 400 personnes se sont retrouvées là de 9 à 22 heures sous la présidence de l'évêque de Blois, Mgr de Germiny.

Des ateliers créatifs animés par des personnes assidues aux rencontres du Secours catholique ont permis de servir au prélancement de la cam pagne 2006-2007 de lutte contre la misère dont le slogan retenu est « la pauvreté : accélérateur d'isolement ». Cette fête a été l'occasion par excellence de démontrer que la délégation départementale savait lutter efficacement contre ce fléau.

Le bilan de l'année 2005-2006
en Loir-et-Cher

       Une fois de plus ce sont les chiffres qui nous permettent de quantifier l'action du Secours Catholique, mais ceux-ci ne diront jamais assez combien les personnes impliquées ont su mettre leur imagination et leur coeur au service des plus démunis. En Loir et Cher,
3515 situations de précarité ont été rencontrées l'an dernier. 22 espaces départementaux ont permis à 28 équipes regroupant 572 bénévoles de concrétiser cette lutte.

       L'an dernier, le nombre de bénévoles a atteint un chiffre remarquable de 67 000 bénévoles qui ont oeuvré sur le territoire national. Pour mémoire, rappelons que le Secours Catholique a obtenu en 1988 le label de « Grande cause nationale ».

       L'an dernier il a rencontré 690000 situations depauvreté représentant 1 million et demi de personnes. La moitié de celles-ci sont des enfants. La situation ne s'améliore pas et c'est ce qui motive l'accent mis sur les situations d'iso-
lement rencontrées de plus en plus sur notre territoire.

      Au-delà du manque de ressources financières ce sont les détresses morales des personnes qui ne cessent de progresser et l'isolement est l'un des facteurs le plus souvent en cause.

Sur le plan national et international

       Au fur et à mesure des années le Secours Ca tholique a étendu ses activités au-delà de nos frontières. Il agit en s'appuyant sur le réseau in ternational « Caritas » qui intervient lors des grandes catastrophes et s'implique dans des micro-projets à travers le monde. Les calamités se sont multipliées au cours des dernières décennies : tempêtes de 1999, catastrophe AZF à Toulouse en 2001, Tsunami en 2004 en Extrême-Orient, non compris les millions de réfugiés à travers le monde, chassés de chez eux par les tremblements de terre, les inondations... voire, hélas, par la folie des hommes.

       Pour lutter contre toutes ces pauvretés venir en aide aux ap pels de détresses, le Secours catholique fait toujours appel à vous. A vos deniers, bien sûr, et c'est une nécessité premiè re, mais aussi à votre bonne vo lonté si vous avez du temps libre à « donner ». Soyez en re merciés à l'avance.

 

Secours Catholique,
délégation départementale,
BP 775, 41007 Blois cedex
Tél.: 02 54 78 10 43
Mèl : sc-blois@secourscatholique.asso.fr

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ÉVÉNEMENTS
et FOI

Madeleine Daniélou :
messe télévisée le 19 novembre

      2006 est l'année Madeleine Daniélou (1880 -1956) : le 50 ème anniversaire de sa mort a été célébré le 13 octobre. L'émission télévisée du Jour du Seigneur le dimanche 19 novembre sera consacrée à cette grande éducatrice. La messe sera retransmise de la chapelle de Saint-Marie de Neuilly, maison-mère de la Communauté Saint-François-Xavier. Elle sera animée par des jeunes des Centres Madeleine-Daniélou de France.
       II en existe également en Côte d'Ivoire, au Tchad et en Corée du Sud. Ces centres sont fréquentés chaque année par 7 500 élèves, auxquels s'ajoutent mille jeunes en soutien scolaire.
      Le Loir-et-Cher s'associe à cette célébration puisque « les Danielou » sont présentes depuis de nombreuses années à l'École Sainte-Marie et au Centre de formation pédagogique Charles Péguy rue du Bourg-Neuf à Blois. Elles ont également dirigé pendant de longues années le Centre rural de Boissay à Fougères-sur-Bièvre.

Lutte contre le cancer

     Dans l'article « Lutter contre la souffrance en Loir-et-Cher» paru dans le n° 433 de Notre Vie de septembre, nous avons mentionné l'adresse du Comité 41 de la Ligue contre le cancer. L'association nous prie de faire connaître à nos lecteurs sa nouvelle adresse :
18, rue Dorgelès - 41000 Blois.

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Chine : le laogai, le goulag... en pire

      ea «Laogai Research Foundation » enquête sur les violations des droits humains commis en Chine. Son directeur, Harry Wu, a passé 19 ans enfermé dans les camps de travail. Le Laogai, c'est le goulag, en plus dur encore. 50 millions de personnes y sont passées. On y travaille 18h par jour. Si la production est insuffisante on n'a rien à manger.
       Wu explique : « J'ai subi la torture et l'isolement. J 'ai survécu grâce à mon entêtement, une force intérieure et la prière »... « Le jour où le mot « laogai » apparaîtra dans les dictionnaires aux côtés des mots « camps de concentration » et « goulag », je pourrais mourir en paix ».

La JOC lance une charte
pour l'emploi des jeunes

     En décembre 2005 la Jeunesse Ouvrière Catholique lançait une grande enquête (préparée avec le CSA) sur les jeunes et l'emploi. 31 000 jeunes ont répondu. Le 1 er octobre, à La Défense, après deux jours de réflexions et débats, 1 500 délégués, dont 2 du Loir-et-Cher, réunis en « États généraux pour l'emploi des jeunes » adoptaient une charte, voulant inciter les jeunes eux-mêmes, les membres de la société civile, les employeurs et les élus à s'engager durablement pour des pratiques en faveur de l'emploi des jeunes et de son amélioration. Le 15 octobre, à la suite de plusieurs responsables politiques de gauche et des entrepreneurs et dirigeant chrétiens, la CFDT annonçait qu'elle signait la charte.
Son texte est disponible sur : www.joc.asso.fr

Inde : vive la liberté religieuse...

    À Nagapur, un grand cortège de chrétiens, de musulmans, de bouddhistes, de sikhs ainsi que plusieurs leaders hindous ont défilé pour réclamer la liberté religieuse en Inde. Pourtant garanti par la constitution, ce droit est actuellement menacé dans plusieurs états indiens qui ont adopté des lois anti-conversion.

Le Dépistage Pré-Implantatoire (DPI)
au service de l'eugénisme?

     Jacques Testard, directeur de recherche à l'Inserm, lance à nouveau un cri d'alerte. Le dépistage préimplantatoire (DPI) glisse du dépistage de maladies monogéniques vers le dépistage de facteurs de risques. Le DPI a été conçu pour éviter l'implantation d'embryons atteints de maladies monogéniques afin de ne pas pratiquer ultérieurement une interruption médicale de grossesse (IMG).
       Il franchit une étape en cherchant à dépister les embryons porteurs de risques de cancers et autres maladies à prédisposition génétique. Certains praticiens revendiquent même maintenant le DPI pour sélectionner l'embryon ayant les meilleures chances d'avoir un Q.I. élevé!

Le pardon en actes des Amish

      Aux États-Unis, après le terrible fait divers du mois dernier où cinq de leurs enfants ont été massacrés par un dément dans une école, les membres de la communauté Amish sont en train de récolter de l'argent pour aider la veuve et les enfants du meurtrier qui s'est tué à la suite de son crime. Une sage-femme Amish a déclaré à la radio que c'était tout à fait normal pour eux : « c'est ce que Jésus nous dirait de faire ». «Ai mez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien at tendre en retour. Votre récompense sera grande » (Saint Luc Ch. 6 - v. 35).

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http://www.notre-vie41.net
 
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2 jeunes prêtres collaborateurs de l'Évêque

Parmi les nominations publiées en septembre dans La Vie Diocésaine, la revue de l'évêché de Blois, nous avons relevé les nominations de deux jeunes prêtres comme « délégués épiscopaux» :

l'abbé Nicolas Pelat,
32 ans, délégué au service diocésain de la Pastorale des jeunes

et l'abbé Etienne-Marie Guignard,
38 ans, délégué diocésain à la Pastorale de l'initiation chrétienne.

Propos recueillis par Sylvain de la Tourrasse

 

      

L'abbé Nicolas Pelat :
« être un acteur de la communion »

Zone de Texte:

      Nicolas Pelat à 16 ans est en apprentissage et passe six années chez les Compagnons du Devoir et du Tour de France dans la corporation des plâtriers-staffeurs-stucateurs. Il entre ensuite au Grand Séminaire. Le 30 juin 2002, il est ordonné prêtre pour le diocèse de Blois. Vicaire à Saint-Pier re de Cabochon et Saint-Joseph il devient en septembre 2005 curé du secteur de Fossé. Il vient de plus d'être nommé vi caire épiscopal et délégué épiscopal à la pastorale des jeunes. Nous lui avons demandé comment il « vivait » ces nominations.

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Notre-Vie. Père Nicolas, qu'est-ce exactement qu'un délégué épiscopal?
Père Nicolas.
Comme son nom l'indique c'est quelqu ' un qui est délégué par l'évêque dans des secteurs bien dé finis. Le délégué épiscopal a essentiel lement un rôle de coordination. Il est acteur de la communion avec l'Église diocésaine, chargé d'impulser les orien tations pastorales données par l'évêque. Il doit notamment lui rendre compte de la vie de ces services en lui répercutant ce qui s'y passe et en lui proposant les actions pastorales éventuelles à entre prendre.

N. V. Dans quel état d'esprit avez-vous pris ces nominations?
P. Nicolas. Avec beaucoup de séréni té mais en ayant le souci que chacun puisse, dans tous les secteurs qui me sont confiés, trouver la place qui est la sienne et être reconnu dans les fonctions qui lui sont attribuées, quelles qu'elles soient.

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N. V. Il nous semble que vos secteurs d'activités sont larges !
P. Nicolas.
Je suis à la fois délégué de l'évêque auprès du service diocésain de l'aumônerie de l'enseignement public et de l'enseignement catholique. J'ai aussi regard sur les mouvements de jeunes en général. Heureusement je suis secondé par les aumôniers que, par délégation épiscopale, je nomme ou confirme dans leurs fonctions. Je délivre également à des laïcs des lettres de mission définissant exactement le rôle que j'attends d'eux.

N. V. Vous avez été nommé égale-ment vicaire épiscopal auprès de Mgr de Germiny, est-ce que ces fonctions ne vont pas se télescoper avec vos charges nouvelles?
P. Nicolas .
En fait ces fonctions sont complémentaires. Nous nous réunissons tous les quinze jours ou trois semaines avec l'évêque et les autres vicaires épiscopaux. Participer au Conseil de l'évêque en tant que vicaire épiscopal implique de donner un avis et de l'aider dans le gouvernement du diocèse. Je donne mes avis en ce qui concerne la nomination des prêtres et sur la conduite pastorale du diocèse. Il y a vraiment du travail en perspective !

     

L'abbé Etienne-Marie Guignard :
« être avant tout serviteur»

Étienne-Marie Guignard au milieu de ses collaborateurs

      Etienne-Marie Guignard a été ordonné prêtre en 1995. II est vicaire au point d'appui de Romorantin qui regroupe les secteurs de Romorantin, Villefranche-sur-Cher, Châtres-sur-Cher et Vernou-en-Sologne. Il est également prêtre référent de l'équipe d'aumônerie du Centre hospitalier de Romorantin.

Notre Vie. Père Etienne-Marie, comment avez -vous pris cette nomination?
Père Etienne-Marie.
Pour moi, il s'agit d'une mission. Je suis le représentant de l'évêque au service de la Pastorale de l'initiation chrétienne.

N. V. Vous avez dit « initiation chrétienne », de quoi s'agit-il au juste?
P. Etienne-Marie.
Il s'agit de faire entrer dans le mystère du Christ ceux qui frappent à la porte : les jeunes et tous ceux qui veulent connaître et suivre Jésus, vivre de sa parole et de ses sacrements. II s'agit de les préparer à recevoir et vivre les sacrements de l'initiation chrétienne que sont le Baptême, la Confirmation et l'Eucharistie : c'est la mystagogie...

N. V. Quel est votre rôle exact et quelle est l'étendue de votre mission ?
P. Etienne-Marie.
Je suis responsable 1) du service diocésain de catéchèse avec comme collaboratrice directe Catherine Portevin 2) du service de la catéchèse spécialisée (il s'agit du monde du handicap) avec comme collaboratrice Ingrid Richard 3) du catéchuménat des adultes avec Isabelle Meignan 4) de la musique liturgique avec Vincent Grappy et Bénédicte Samain et enfin 5) de la pastorale sacramentelle et liturgique. Mon rôle est de coordonner tous ces services. Je suis un levier dans la main de l'évêque pour mettre en oeuvre les options pastorales diocésaines.

N. V. Concrètement comment pouvez-vous faire le grand écart: être à Blois et à Romorantin à la fois?
P. Etienne-Marie.
Je fais partie de l'équipe pastorale de Romorantin et j'ai un curé très ouvert à la dimension ecclésiale. Il s'agit d'organiser mon temps. Je passe 48 heures à Blois en début de semaine et ensuite je suis sur mon secteur pastoral proprement dit. Sur mes 48 heures blésoises, je consacre 20% de mon temps à ma formation. C'est indispensable.

      Je voudrais revenir sur la notion de service : je suis prêtre mais auparavant j'ai été ordonné diacre et je le suis encore. La fonction de diaco nale est une fonction de « service ». Le prêtre est donc au service de l'Église et du monde. Le serviteur a pour mission de n'oublier personne sur le bord du chemin. Il doit annoncer la Bonne Nouvelle à tous. C'est dans cette ligne-là que j'inscris la mission que m ' a confiée notre évêque.

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Au cœur de la FOI

II est ressuscité
des morts - 1

        C'est le coeur du coeur de la foi chré tienne.

« Dieu l'a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n ' était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir » et « Dieu l'a fait et Seigneur et Christ, ce Jésus que vous vous avez crucifié. »

conclut Saint Pierre lors de la première an nonce de la foi chrétienne au jour de la Pentecôte. Double affirmation en apparence contradictoire. Sachant qui était Jésus de Nazareth, sa résurrection était inéluctable et en même temps c'est sa résurrection qui le constitue Seigneur et Christ aux yeux des apôtres. Avant que le Christ ne ressuscite les apôtres pressentaient qui il était.

      La résurrection confirme, à leurs yeux, de façon éclatante leurs pressentiments. Alors, alors seule ment, le voile se déchire et ils entrent dans la logique de Dieu. Cette logique se découvre dans toute la Bible. Dieu ne laisse pas le triomphe définitif à la mort. Les hommes avaient besoin de toucher du doigt en l'un d'entre eux la réalité de cette logique. Une porte s'ouvre sur la vie.

C.P.
 
Aujourd'hui l'ÉVANGILE

Assis en face du tronc,
Jésus regardait comment la foule
déposait
de l'argent dans le tronc
Marc 12, 41

Évangile du dimanche 12 novembre
(32e dimanche du temps ordinaire).

      Assez étonnant de voir Jésus assis dans le temple et prenant le temps d'observer comment les gens déposaient l'argent dans les troncs. Il est entouré de disciples qui devaient sans doute faire leurs commentaires. Beaucoup plus discret Saint Luc écrit : « Levant les yeux, Jésus vit ceux qui mettaient leur offrande » C'est presque par hasard qu'il saisit cette scène.
       L'insistance de Saint Marc, moins policée, paraît plus conforme à la vérité. Le message du Christ est en prise avec le réel. Tout l'évangile porte la marque de ce déchiffrement par Jésus des beaux et des moins beaux côtés de la vie.
      Le monde des choses et le monde des hommes sont comme des paraboles du Royaume. C'est comme s'il nous disait : « regardez, réfléchissez, interprétez et laissez vous guider par mon esprit. Admirez ce don généreux et discret », « que votre main droite ignore ce que donne votre main gauche ». Blois a beaucoup parlé d'argent ces derniers temps, j 'espère qu'un des orateurs a cité ce petit passage de Marc.

Claude Picard

Dans le prochain n ° de Notre Vie vous lirez une autre réflexion sur ce thème.

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Il y 25 ans
La Peine de mort abolie en France
Une déclaration du Conseil
d'Églises Chrétiennes en France

      Le 9 octobre 1981 une phrase lapidaire était publiée au Journal Officiel de la République française : "la peine de mort est abolie". Le pays mettait un terme à cette pratique que la Révolution avait souhaité "humaniser" en mettant en service la guillotine, l'invention du Dr Guillotin. Le 18 septembre 1981, 363 députés, la majorité, voteront l'abolition de la peine capitale.
       Sous le général de Gaulle, 11 condamnés à mort avaient été guillotinés pour des crimes de droit commun et 19 graciés, sous Georges Pompidou 3 exécutés et 12 graciés et sous Valery Giscard d'Estaing, 3 exécutés également. Le rétablissement de la peine capitale paraît aujourd'hui improbable mais 42% des Français y demeurent encore favorables selon un sondage récent



(Le Conseil des Églises de France est constitué du président de la conférence des évêques, de celui de l'assemblée des évêques orthodoxes et celui de la Fédération protestante.

La parole du Conseil des Eglises

      La récente déclaration du Conseil des Églises de France insiste sur le fait que la « relecture actuelle du témoignage biblique et la réflexion sur le Dieu de la vie conduisent à rejeter fermement ces pratiques antérieures. Fondamentalement, la vie humaine appartient à Dieu seul. C'est Lui qui nous appelle à être au service de la vie et non de la mort. Un État, dans lequel une justice humaine prononce une sentence de vie ou de mort sur des individus, ne s'arroge-t-il pas le droit à un jugement qui n'appartient qu'à Dieu ?

      « Le Seigneur des vivants ne veut pas la mort des pécheurs mais leur conversion (Ez 33,11). Il a envoyé son Fils non pour juger le monde, mais pour que, par Lui, il soit sauvé. (Jn 3, 17).

      « Dans un monde troublé et divisé, où l'on pratique encore massivement les exécutions capitales, il importe plus que jamais que les chrétiens s'unissent dans une seule et même dénonciation, sereine mais ferme, de ce châtiment contraire à l'espérance en l'accueil de la miséricorde divine. »

L'action de l'ACAT sur le département

      Comme chaque année la « Coalition contre la peine de mort » a fêté à Blois sa journée mondiale en faisant signer, en commun avec le groupe « Amnesty International » de Blois, des pétitions concernant les cinq pays qui, dans le monde, pratiquent 94% du nombre des exécutions : Arabie Saoudite, Chine, Iran, Nigeria, USA, Cette « Coalition » qui rassemble une cinquantaine d'associations dont certaines chrétiennes comme l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT), mène un combat au niveau mondial pour réclamer partout dans le monde une justice plus humble et plus humaine éloignée de toute démesure et en particulier de la peine de mort.

      L'ACAT vous invite à cette occasion à signer chaque mois les appels distribués à la sortie des offices dans toutes les églises de Blois, à prier pour les victimes de la torture et pour leurs bourreaux et à la rejoindre si vous le pouvez. 

Jacques OLAY

Le responsable ACAT
pour la région de Blois est Nicolas Pasquier (Tél. : 02 54 33 47 58)
et pour la région de Vendôme, Christiane Bertin (Tél. : 02 54 73 92 02).

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Le Manteau

de Martin

 

      La fête de Saint Martin a été célébrée le 11 novembre. Martin était le fils d'un tribun romain originaire du bassin du Danube. Il est enrôlé dans la légion romaine à 15 ans mais garde une attirance toute spéciale pour le christianisme et la vie religieuse.

      Un jour d'hiver rigoureux, en garnison à Amiens, il parta ge son manteau en deux et en offre la moitié à un miséreux en haillons. Pourquoi la moitié on dit certains esprits cha grins? En fait le manteau étant payé pour moitié par l'armée et l'autre sur la solde du légionnaire, Martin considère qu'il n'a pas le droit de donner la partie appartenant à l'armée. II partage donc en deux le manteau. La nuit suivante, le Christ lui apparaît en songe revêtu de la moitié de manteau qu ' il avait donné au pauvre. Martin se convertit alors et fonde le monastère de Ligugé, aux portes de Poitiers. En 371, à la sui te de circonstances rocambolesques, il devient évêque de Tours et il s'éteint en novembre 397 à Candes, au confluent de la Vienne et de la Loire.

Les Tourangeaux se rendent alors à Candes en gabarre (le bateau traditionnel à fond plat de la Loire) afin de ramener le saint dans sa bonne ville. De leur côté les poitevins viennent en force chercher la dépouille de Martin. Une bagarre générale s'ensuit dans la maison mortuaire et subrepticement les Tourangeaux font sortir la dépouille de Martin par une fenêtre et l'emportent à Tours où il est inhumé le 11 novembre 397.

Très populaire, Martin a fortement contribué à la diffusion du christianisme en Gaule. Beaucoup d'églises, de lieux et de patronymes portent son nom. Jadis la Saint-Martin était l'occasion de faire bombance avant le jeûne alors traditionnel de l'Avent. Touchée par des vents du sud-ouest, la

France bénéficie à ce moment-là, assez souvent, d'un redoux. On parle à cette occasion de « l'été de la Saint-Martin » car la légende raconte que lors du transfert du corps de Martin, de Candes à Tours, les arbres se sont mis à refleurir et les oiseaux à chanter. De l'autre côté de l'Atlantique, des phénomènes météorologiques occasionnent aussi un redoux connu sous le nom, moins religieux, d'été indien.

Lionel Sorbiers

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PAROLES de VIGNERONS

      Le vigneron qui exploite une parcelle, tout près de chez nous, à Cheverny, m'avait dit :

« Pour nous, c'est la crise. Tout le monde fait la chasse à la consommation de vin, les gens n'osent plus boire. Et en plus les étrangers nous envahissent avec des vins pas chers. Notre vin nous reste sur les bras. »

      Je suis donc allé voir un autre voisin, président des viticulteurs de l'appellation Cheverny, François Cazin. Dans son chai, il m'a exposé son point de vue sur la question.

D'après lui il n'y a pas une, mais plusieurs crises :

        Une crise d'origine française,
la plus importante : La désaffection des Français eux-mêmes pour le vin ('), due à sa diabolisation générale, médiatisée : « Ne buvez pas de vin, sinon c'est l'alcootest positif ! » (et des points en moins...). De plus en plus de gens, au restaurant, ne prennent plus de vin, bien que certains restaurateurs proposent d'emporter la bouteille non terminée. Les décideurs de ces campagnes ont-ils conscience du poids de la viticulture en France ? Il ne faut pas confondre abuser et user.

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      Une crise d'origine étrangère -
De la Californie à l'Afrique du Sud et à la Nouvelle Zélande s'exportent des vins pas chers. Mais dans ces pays la réglementation n'a rien à voir avec ce qu'elle est en France : limitation des AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) à 55 hectolitres ( 5 500 litres ) par hectare, dé finition rigoureuse des ter roirs, des délimitations, etc.). Mais finalement ces vins ne sont guère achetés par les Français. D'ailleurs ils sont standardisés : leurs producteurs s'efforcent de faire un vin « de marque », identique à lui-même d'une année sur l'autre. Chez nous, pour un vin, ce n'est pas une qualité.

Par contre ces vins prennent certaines de nos parts de marché à l'exportation. Ils bénéficient de budgets énormes de publicité, représentant une forte part du prix des bou teilles. Si nos gouvernements consacraient autant d'argent qu'ils en donnent pour l'arrachage, ou la distillation des excédents, à faire la promotion de nos vins... Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas arracher certaines vignes, ou retirer certains vins du marché...

        Une crise d'origine professionnelle,
chez les viticulteurs - Certains n'ont pas su s'adapter à la demande, aussi bien en qualité qu'en quantité. Résultat, ils ont toujours trop de vin. Alors que d'autres en manqueraient presque... Nous, par ici, avec le Cheverny, le Cour-Cheverny, les Coteaux du Vendômois, le Touraine-Mesland, le Touraine, le Valençay, le Crémant de Loire, nous produisons des vins d'un bon rapport qualité-prix, aux personnalités originales, souvent des blancs, en quantités bien plus faibles que les grosses produc tions des rouges du Sud-ouest. Eux sont touchés de plein fouet par la concurrence des vins étrangers. La Bourgogne et d'autres régions à « vins de caractère » s'en sortent relativement bien aussi.

      Il faut savoir privilégier la qualité à la quantité (un producteur de «vin de pays » peut aller jusqu'à 70 hectos par hectare, et pour le « vin de table » 90 hectos). II faut renouveler les cépages, les méthodes de culture : limitation des traitements, « bio » etc.

      Une crise d'origine commerciale
Le poids des grandes surfaces - nombreux sont ceux qui y achètent leur vin - est devenu énorme, leur puissance de négociation écrase nos marges au profit des leurs. Il nous faut donc développer nos méthodes propres de commercialisation. Venez acheter chez les producteurs!

Et François Cazin conclut par cette vérité de sagesse et de progrès : « Nous devons sans cesse nous remette en cause. »

      Je suis rentré chez moi. C'était dimanche, nous avons pris l'apéritif. Juste un petit verre de « Romo », bien frais, le Romorantin blanc de la vigne d'à côté, qu'on voit de nos fenêtres, AOC Cour-Cheverny. Nous l'avons bu, avec grande modération, avec respect, ce « fruit de la vigne et du travail des hommes » ainsi qu'il est dit à l'offertoire de la messe. Mais, bien sincèrement aussi, nous l'avons bu « à la santé des lecteurs de Notre Vie! »... et à celle de ceux qui le font!

Bernard Maréchal

( 1 ) A consommer avec modération

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ÉCHOS
Musique liturgique

Samedi 25 novembre 2006 -10 -16
Samedi 27 janvier et 24 mars 2007

Samedi 17 novembre 2007
De 14 à 18 h. Formation à la musique liturgique.
Cinq ateliers proposés: Répertoire-technique vocale;
Animation gestique; Solfège; Orgue.
Renseignements : B. Samain, 3, rue Pierre de Blois 41000 Blois.

Semaines sociales
de France

Elles ont lieu cette année sur le thème « Une société juste » du vendredi 24 au dimanche 26 novembre au CNIT à Paris.

Renseignements et inscriptions :
www.ssf-fr.org.

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SERVICE DIOCÉSAIN DES PÉLERINAGES PELERINAGES 2007
1 - Terre Sainte. Jeudi 22 au vendredi 30 mars -1260
2 - FATIMA - ST-JACQUES-DE- COMPOSTELLE. (Lisbonne - Porto). Vendredi 11 au vendredi 18 mai - (par avion) -1200
3 - ALSACE - Lundi 4 au samedi 9 juin (en car) proposé par la province ecclésiastique de Tours. (Reims - Strasbourg - Marmoutier - Haut-Koenigsbourg - Mont-Ste-Odile - Obernai - Beaune - Nevers).
4 - LOURDES. Samedi 7 au jeudi 12 juillet - (train spécial TGV) -tarif selon hôtel choisi.

RENSEIGNEMENTS - PRÉ-INSCRIPTIONS :
dès maintenant pour toutes ces destinations.
Confirmation 2 mois avant le départ
pour Terre Sainte et Fatima.

Service Diocésain des Pèlerinages
1 rue de Berry - 41000 BLOIS
Tél.rép/fax : 02 54 78 65 19
pelerinage@catholique-blois.net

Directeur :
P. Michel Lemaire, 06.83.54.05.69
milemer@wanadoo.fr
Membre ANDDP - Agrément tourisme : 041970003

UNAF

    A l'occasion de la Fête des Mères, en mai dernier, les Associations Familiales Catholiques de Loir-et-Cher se sont associés à la quête organi sée par l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) au profit des mères en difficulté.

     Le montant global de la quête du dimanche 28 mai 2006 s'est élevé à 1480 euros, qui sont reversés intégralement à deux associations : Magnificat et Mère de Miséricorde.

      Je tiens donc à remercier tous les bénévoles qui ont donné de leur temps pour organiser cette quête, tous ceux qui ont quêté, et bien sûr tous les généreux donateurs qui nous réservent chaque année le meilleur accueil et nous renouvellent ainsi leur confiance pour ce soutien aux mères en difficulté.

      Le dévouement et la générosité des uns et des autres ont contribué ainsi à ce que cette journée soit un succès.

Alexis de Francqueville,
Président de la Fédération AFC de Loir-et-Cher
84, rue Barreau 41500 MER
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